De passage à Québec

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2019

Jean Pierre Bahoum

Sénégal

Jean Pierre Bahoum

Après son passage à l’ODSEF en 2012 (formation QGIS et participation au Forum mondial de la langue française), Jean Pierre Diamane BAHOUM a été accueilli de nouveau à l’ODSEF. Cet accueil s’inscrit dans les activités consignées dans le troisième Accord - Cadre liant l’ANSD à l’ODSEF et favorisant la valorisation des données du recensement sénégalais de 2013. Titulaire d’un Diplôme d’études approfondies en Géographie humaine (UCAD 2007) et d’un Master professionnel en Démographie de l’IFORD (Yaoundé , 2010), Jean Pierre est actuellement Chef de la Division des Opérations de Terrain au sein de la Direction des Statistiques démographiques et sociales de l’ANSD. Jean Pierre participe aux travaux d’analyses approfondies du recensement de 2013 appuyés par l’ODSEF depuis presque deux ans et dans les activités du Groupe de Travail « Ménage et familles », du projet européen DEMOSTAF. Il est également membre du Groupe de Travail de l’ODSEF sur les profils démographique, économique et éducationnel des jeunes d’Afrique francophone. Son dernier séjour à Québec lui a permis de travailler avec l’équipe de l’ODSEF sur la codification des modalités des variables relatives à l’activité principale et à la profession à l’échelle de la région de Dakar. Par exemple, la base de données du recensement de 2013, utilisée jusqu’à ce jour, comptait près 314 000 Dakarois (31%) ayant déclaré pratiquer une activité économique qui n’avait pu être rattachée à une modalité précise et se retrouvaient ainsi dans une catégorie résiduelle « Autre à préciser ». Les travaux de codification réalisés par Jean-Pierre ont permis d’associer une activité précise pour plus de 251 000 personnes, soit 80 % des personnes dont l’activité principale n’était toujours pas codée. Sous un autre registre, précisons que Jean Pierre devrait dispenser sous peu des enseignements à l’Institut pour la Gouvernance territoriale de l’Université Cheikh Anta Diop.

Madeleine et Laure à nouveau à Québec en août 2019

Burkina Faso, France

L’ODSEF a accueilli à nouveau Madeleine Wayack-Pambè, Maître-Assistante à l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l’Université Ouaga 1 / Pr. Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou et Laure Moguerou, maître de conférences à l’Université Paris Nanterre, actuellement en délégation à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre de l’Unité Mixte de Recherche (UMR 151) Laboratoire Population Environnement et Développement (LPED) de l’Université d’Aix-Marseille. Les séjours de nos deux précieuses et régulières collaboratrices s’inscrivaient à nouveau à l’intérieur des activités auxquelles collabore l’ODSEF à travers DEMOSTAF, un projet coordonné par l’Institut national d’études démographiques (INED) à Paris dans le cadre du programme RISE (Research and Innovation staff exchange) de la Commission européenne. Madeleine en a profité pour mettre la dernière touche au rapport de recherche de l’ODSEF actuellement en ligne et intitulé « Enfants hors l’école, (an)alphabétisme et fréquentation de l’enseignement supérieur au Burkina Faso : analyse des métadonnées et des mesures ».  Madeleine et Laure en ont aussi profité pour avancer sur deux études qui pourraient être diffusées sous peu dans l’une des collections de l’ODSEF, la première de Madeleine dont le titre provisoire est « Accès à l'enseignement supérieur et accès à l'emploi des femmes au Burkina Faso : une analyse à partir du dernier recensement » et la seconde de Laure, qui pourrait s’intituler « Le devenir professionnel des "diplômé-e-s du supérieur" à Dakar : une analyse du recensement de 2013 ».

Madeleine_et_Laure_2019

Madeleine Wayack-Pambè et Laure Moguerou.

Steve Bertrand Mboko Ibara

Congo

Steve_Mboko_2019

Steve Bertrand Mboko Ibara, Docteur en Sciences Economiques et ancien diplômé de l’IFORD est Enseignant-Chercheur (Maître-Assistant CAMES) à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université Marien Ngouabi à Brazzaville. Il occupe actuellement le poste de Directeur des Enquêtes et des Recensements (DER) à l’Institut National de la Statistique (INS) à Brazzaville, au Congo. Ses principaux axes de recherches sont l’éducation, la pauvreté, l’emploi et la croissance économique.

Le séjour de Steve de la mi-juillet à la mi-septembre 2019, a été très concluant. Du point de vue institutionnel, en qualité de directeur des enquêtes et des recensements (DER), Steve a profité de son séjour au Québec pour effectuer une visite de travail à Ottawa au Ministère « Affaires Mondiales Canada » avec le Directeur de l’ODSEF. Cette visite avait pour but de discuter d’un appui éventuel du Canada aux activités liées au 5ème recensement général de la population et de l’habitation du Congo. Le Canada pourrait envoyer un émissaire lors de la réunion de la table ronde pour la mobilisation des ressources du RGPH-5, prévue pour novembre 2019. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le second séjour de Steve à l’ODSEF a conduit à la signature d’un accord cadre de collaboration d’une durée de quatre (4) ans avec l’Institut National de la Statistique du Congo. Cet accord vise entre autres, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine démographique du Congo ; le renforcement des capacités techniques du personnel de l’INS ; la facilitation de la production des analyses secondaires approfondies utiles à la prise de décisions et appropriées pour faire des publications conjointes majeures avec l’ODSEF. Un autre projet d’accord de collaboration pourrait être initié entre l’Université Laval et l’Université Marien Ngouabi. Enfin, soulignons que le séjour de Steve lui a permis d’exploiter les données du 4ème recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) de 2007, celles de l’enquête démographique et de santé de 2011-2012 et celles de l’enquête par grappes à indicateurs multiples de 2014-2015 pour une étude de l’effet de l’analphabétisme fonctionnel sur les conditions de vie des ménages congolais.  Un rapport de recherche sera disponible en ligne sous peu sur le site web de l’ODSEF.

UCLouvain à l’ODSEF de l’Université Laval

Belgique

L’ODSEF a accueilli en juillet et août 2019 une équipe de trois chercheurs qui travaillent dans le cadre du programme de recherche interdisciplinaire européen  GLOBMIG.  Philippe Bocquier, professeur et Président de l’École de sciences sociales et politiques de l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) était accompagné de Momath Cissé, Chef de projet à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD-Sénégal), Ingénieur Statisticien Économiste diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse Économique (ENSAE) de Dakar et de l’Université d’Illinois aux États-Unis de même que de Yannik Schenk, diplômé de Sciences et Affaires Économiques de l’Universität zu Köln à Cologne (Allemagne) et doctorant en sciences économiques à l’UCLouvain.

Ils ont ainsi pu travailler sur un projet intitulé : L'utilisation des micro-données de recensements pour estimer les flux migratoires en Afrique : premiers résultats et proposition de modélisation. L’objectif de ce projet est d’apporter un éclairage nouveau sur l’effet des chocs climatiques et politiques sur les migrations. Un premier modèle ajuste les tendances des migrations entre milieux de résidences à partir de 43 échantillons de recensements et des données de 80 enquêtes démographiques et de santé (EDS) en Afrique sub-saharienne. Les premiers résultats montrent une transition migratoire et urbaine très précoce sur le continent. Le séjour à l’ODSEF a permis de prolonger ce travail sur les micro-données exhaustives des recensements disponibles au Sénégal (2002 et 2013). Ces recensements contiennent des questions particulièrement riches sur les migrations internes (résidence 1, 5 et 11 ans avant le recensement) et sur la migration internationale (immigration et émigration dans les 5 dernières années).  Une modélisation a été mise en œuvre pour estimer ces flux entre arrondissements. Un effort important de codification et de croisement de bases de données a été mené pour analyser les migrations en relation avec les changements climatiques au niveau géographique le plus fin au cours des années 1998 à 2013. Les nouvelles techniques appliquées permettront l’exploitation originale des recensements pour l’étude des migrations. Certains des résultats ont été présentés lors d’un atelier organisé à l’Université Laval et feront l’objet d’une communication lors de la prochaine conférence de l’Union pour l’Étude de la Population Africaine (UÉPA) qui se tiendra en Ouganda en novembre 2019.

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Momath Cissé (ANSD, Sénégal), Philippe Bocquier et Yannik Schenk (UCLouvain, Belgique).