De passage à Québec

Les candidats reçus (programme d’accueil) et de passage à l’ODSEF en 2017

À l'été 2017, l'ODSEF a accueilli 14 chercheurs provenant de six pays (Burkina Faso, Djibouti, France, Guinée, Mali et Sénégal). Quelques-uns de ces chercheurs ainsi que des collaborateurs de l'ODSEF apparraissent sur la photo ci-dessous (17 août 2017).


De gauche à droite, première rangée, au centre : Bénédicte Garnier; deuxième rangée : Sibi Guissou, Marc Pilon, Baptiste Beck, Valérie Delaunay, Madeleine Wayack Pambé, Laure Moguérou, Aminata Coulibaly, Issa Bouaré; troisième et quatrième rangée : Issiaka Mandé, Richard Marcoux, Karim Diawara, Mory Camara, Madon Awissi, Laurent Richard.

 

Sociologue de formation, Khoudia Wade est experte démographe titulaire des diplômes de Master II professionnel en démographie de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD-Yaoundé, Cameroun) et de Master I en sociologie du développement de l’Université Gaston Berger (UGB-Saint Louis, Sénégal). Après plusieurs postes occupés et responsabilités assumées depuis 2012 à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal, elle est à ce jour coordinatrice technique adjointe du volet ménage de l’EDS-Continue 2017. En outre, Madame Khoudia Wade a des compétences avérées en suivi évaluation de projets, en analyse de données quantitatives et qualitatives, en conception et exécution d’enquêtes sociodémographiques et en utilisation des logiciels de traitement tels que Stata, Spss, Spad et Cspro. Ses domaines de recherche portent sur des thématiques touchant aussi bien le travail des enfants que les enjeux d’éducation en Afrique, son séjour estival de recherche à l’ODSEF s’inscrit dans le cadre des travaux du groupe de travail  « Éducations » (WP 5) du projet européen DEMOSTAF. À ce titre, Madame Wade a apporté une contribution significative à la documentation, à la définition d’indicateurs et à la production de supports susceptibles d’apporter un éclairage sur les problématiques des enfants hors école, de l’analphabétisme et l’illettrisme et des diplômés de l’enseignement supérieur particulièrement au Sénégal.

Mory CAMARA est un Économiste-Démographe, détenteur d’un diplôme de master professionnel de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de l’Université de Yaoundé II, et d’une Licence en Science Économique de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia de Conakry (UGLCSC). Depuis 2016, il participe aux différentes activités de l’Institut National de la Statistique (INS) de Guinée, notamment en ce qui concerne la finalisation du rapport du 3ème Recensement démographique de la Guinée. Il est à cet effet rédacteur du rapport d’analyse portant sur la thématique « Natalité et Fécondité ». Ses intérêts de recherche portent sur les problématiques du genre et du changement social, plus précisément sur les questions de pauvreté féminine, de fécondité et de planification familiale. S’appuyant sur les données du recensement général de la population de Guinée de 2014, ses travaux à l’ODSEF durant son séjour d’août à octobre 2017 portent sur les déterminants de l’insertion des jeunes sur le marché du travail en Guinée. Les résultats de ses recherches pourront permettre de mettre en place des stratégies visant à créer une meilleure adéquation entre les curriculums du système éducatif guinéen et les besoins réels du marché de travail.

Issa BOUARE est titulaire d’une Maîtrise en mathématique obtenue à l’École Normale Supérieure (ENsup) de Bamako et détenteur d’un Doctorat de troisième cycle en statistique mathématique de l’Université Normale de l’Est de la Chine. Il a participé aux travaux de recherche du projet de renforcement des capacités statistiques pour le développement et de Migrations, marché du travail et dynamiques démographiques en Afrique (MIMADEM). Il est lauréat d’une bourse de mobilité octroyée par le Fonds National de Recherche (FNR) du Luxembourg dans le cadre de l’analyse approfondie des données d’enquêtes. Il est coauteur de «La migration de retour favorise-elle l’insertion sur le marché du travail malien ? Une analyse à partir des données de l’EMOP » (P67 à 88), un article publié dans les pages de la revue Statéco. Issa BOUARE est aussi membre du groupe de recherche de Démographie et Statistique pour l’Afrique (DEMOSTAF) dont les travaux de recherche sont en cours depuis le mois de juin 2016. Il séjourne pour la première fois à l’ODSEF et ses activités de recherches sont consacrées entre autres à l’analyse de l’évolution des taux et de la mesure, de l’analphabétisme et des enfants hors école. Monsieur BOUARE participe également aux travaux du comité scientifique et technique de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation (ONEF) et est membre de l’équipe technique d’élaboration du Programme Décennal de Développement de l’Education. (PRODEC-2017-2026) en qualité de Coordinateur et d’Experts. Il dispense des modules de formation en statistique à l’Institut Supérieur de Formation pour la Recherche Appliquée (ISFRA) et au Centre de Formation et de Perfectionnement en Statistique (CFP-STAT). Depuis mars 2017, Issa BOUARE est Directeur Général Adjoint de l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Mali.

Madame DIAMOUTENE Aminata COULIBALY est statisticienne-économiste, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur de Conception en Statistique, Département de Probabilités et Statistique, Faculté des mathématiques pures et appliquées Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB) (Algérie) et titulaire d’un DESS en Analyses Statistiques Appliquées au développement option développement social à l’École Nationale supérieure (ENSEA) d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Elle travaille à l’Institut National de la Statistique du Mali où elle occupe le poste de chef de division des enquêtes. Lors de ce second séjour à l’ODSEF, en juillet et août 2017, elle a pu contribuer à la mise en valeur des données de recensement et d’enquêtes auprès des ménages du Mali du projet DEMOSTAF). Son séjour donnera lieu à des publications avec la collaboration de Marc Pilon, Richard Marcoux et Issa Bouaré. L’objectif visé par Mme DIAMOUTENE durant son séjour à l’Université Laval a été d’évaluer la situation globale des métadonnées pour l’analyse de l’évolution des taux et de la mesure, des enfants hors école, de l’(an)alphabétisme et des populations étudiantes de niveau supérieur et diplômées du supérieur pour différentes sources de données disponibles selon les deux sexes à partir des données des recensements (RGPH, 1976, 1987, 1998 , 2009), de différentes enquêtes : Enquêtes Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSM, 1987, 1995-96, 2001, 2006, 2012-13), l’Enquête Malienne sur l’Évaluation de la Pauvreté (EMEP 2001,  ELIM 2003, 2004, 2010), des Enquêtes Modulaires et Permanente  auprès des Ménages (EMOP, de 2011 à 2016).

Marc PILON est directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre de l’Unité Mixte de Recherche (UMR196) CEPED (Centre population et développement) à l’Université Paris Descartes-IRD. Ses recherches portent principalement sur les processus de scolarisation en Afrique, plus précisément sur l’analyse des facteurs individuels et familiaux de la scolarisation, et en recourant notamment à l’exploitation secondaire des données de recensement et d’enquêtes ainsi que des statistiques scolaires et universitaires. Depuis 1997, il co-coordonne le Réseau international de recherche « Famille et scolarisation » (FASAF) qui a contribué à promouvoir ce type d’approche. Marc Pilon dirige actuellement un projet de recherche collectif et pluridisciplinaire sur l’essor de l’enseignement secondaire dans cinq pays (Sénégal, Burkina Faso, Ouganda, Tanzanie, Madagascar).  Son séjour de recherche à l’ODSEF en août 2017 s’inscrit dans les activités du groupe de travail (Work Package 5) sur l’éducation dans le cadre du projet européen DEMOSTAF « Nouveaux enjeux démographiques en Afrique subsaharienne : promouvoir et recouper les statistiques démographiques pour mieux agir ». Ce groupe de travail (WP5), qu’il coordonne avec Madeleine Wayack-Pambé, implique 26 chercheurs et analystes de 5 pays : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Ouganda et Madagascar. Marc Pilon dispense un cours de master intitulé « Statistiques, indicateurs et mesure en éducation » à l’Université Paris Descartes, l’IEDES (Université Paris 1) et à l’Université de Strasbourg. Il est membre du comité de rédaction des Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs et est président depuis mai 2017 du Groupe pour l’étude de la mondialisation et du développement (GEMDEV).

Titulaire d’un doctorat en démographie de l’Université Paris X (Nanterre, France), Madeleine Wayack Pambé est Maître-Assistante à l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l’Université Ouaga 1 Pr. Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou au Burkina Faso. Ses travaux de recherche portent principalement sur les interrelations entre l’éducation et les rapports de genre dans le cadre des transformations des sociétés urbaines africaines. Son séjour s’inscrit dans le cadre du projet européen DEMOSTAF dans lequel l’ODSEF et l’ISSP sont des institutions partenaires. Elle est avec Marc Pilon co-coordinatrice du Work Package 5 (WP5) qui porte sur les enjeux de l’éducation de ce projet et travaille plus particulièrement sur la tâche 3 qui porte sur l’enseignement supérieur. Au cours de ce séjour, elle a contribué à la production d’une note de recherche sur l’analyse des métadonnées et la production des indicateurs ainsi qu’à la production des premières planches d’un atlas sur l’éducation au Burkina Faso.

Démographe, diplômé de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de Yaoundé (Cameroun) et de l’Institut Universitaire d’Études Avancées (IUSS) de l’Université de Pavia (Italie), Sibi GUISSOU est chargé d’études à l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) du Burkina Faso. Depuis 2014, il travaille également sur l’effectivité du droit à l’éducation au Burkina Faso. Dans le cadre de son premier passage à l’ODSEF, il a travaillé sur l’élaboration d’indicateurs à partir des données des recensements et des enquêtes auprès des ménages (y compris celles des enquêtes démographiques) sur des thématiques émergentes et novatrices telles l’illettrisme, les enfants hors écoles et la fréquentation au supérieur. Ces indicateurs permettent  d’examiner la cohérence entre sources de données et de produire des atlas régionaux et nationaux sur ces thématiques de l’éducation. Sibi GUISSOU apporte de ce fait une importante contribution aux activités du groupe de travail (Work Package 5) sur l’éducation dans le cadre du projet européen DEMOSTAF « Nouveaux enjeux démographiques en Afrique subsaharienne : promouvoir et recouper les statistiques démographiques pour mieux agir ».  Son séjour à l’ODSEF en août 2017 a permis de faire avancer les travaux du WP5.  Fort de son expérience à l’ODSEF et en collaboration avec les collègues de l’ISSP de l’Université de Ouagadougou, M. Guissou souhaite mettre en place quelques actions au Burkina Faso afin de repenser collecte, traitement, analyse, sauvegarde et valorisation de l’information sur l’éducation.

Titulaire d’un master en statistique de l’Université McGill, d’un DEA en Population et Développement de l’Institut de Formation et de Recherche en Population, Développement et Santé de la Reproduction (IFRPDSR) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, Madon Awissi est Cheffe du Bureau du Traitement des Données d’Enquête à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal. À ce titre, elle coordonne les activités de mise en œuvre des systèmes informatiques de collecte et les activités relatives au traitement informatique des données d’enquêtes organisées au sein de l’ANSD. Elle a aussi participé aux activités de collecte, d’apurement et d’analyse des données issues d’enquêtes ménages et notamment du Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage de 2013 (RGPHAE-2013). Le séjour de Madon Awissi en août 2017 a eu lieu dans le cadre d’un partenariat entre l’ODSEF et le projet européen DEMOSTAF pour travailler sur le volet de l’Éducation, plus particulièrement sur les données concernant les diplômés du supérieur. Ses travaux ont contribué à l’élaboration d’une note de recherche visant à produire une analyse critique des métadonnées relatives aux différentes sources de données démographiques existantes (recensements et enquêtes nationales). Au cours de son séjour, elle a aussi collaboré à la production de cartes thématiques sous régionale (Mali, Burkina Faso et Sénégal) sur l’éducation. Outre ce thème, les intérêts de recherche de Madon Awissi portent sur les questions de genre et sur la migration.  Elle vient d’être admise au tout nouveau microprogramme de 2e cycle d’Études de population et statistiques sociales, programme de formation conjoint de l’Université Laval et de l’Université de Bordeaux.

Valérie Delaunay est chargée de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) dans le Laboratoire Population Environnement Développement (LPED), une unité mixte de recherche entre l’IRD et l’université Aix-Marseille (UMR151). Titulaire d’un doctorat de démographie de l’université de Nanterre (Paris 10), elle conduit depuis plus de 30 ans des recherches en Afrique sur les adolescents (fécondité, mariage, migration, travail) et les enfants (santé, éducation, mobilité, prise en charge), au Sénégal et à Madagascar. Ses travaux se sont essentiellement appuyés sur les observatoires de population dont trois existent au Sénégal. Ces données longitudinales offrent une précision et qualité qui permettent de mettre en œuvre des analyses démographiques fines. Ses travaux se sont aussi appuyés sur les données des Enquêtes Démographiques et de Santé et plus récemment sur les données de recensements. Elle participe au programme européen DEMOSTAF dans lequel l’ODSEF est partenaire. C’est à ce titre qu’elle est accueillie à l’ODSEF pour la deuxième fois en août 2017 et qu’elle contribue à la réflexion sur la production d’indicateurs sur l’éducation et la famille à partir des données de recensements.

Abdoul Karim DIAWARA est Ingénieur de la statistique au Département des statistiques démographiques et sociales de l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Mali. Il participe aux activités de cartographie, de collecte, d’apurement et d’analyse des données issues des enquêtes auprès des ménages et les recensements généraux de la population et de l’habitat (RGPH). Il a été Chef de section Cartographie et a participé à la conception, à l’organisation, et à l’exécution de la cartographie censitaire pendant le 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat du Mali de 2009. Il est aussi chargé de cours de cartographie au Centre de formation et de perfectionnement en statistique (CFP-STAT) du Mali. Dans le cadre de la collaboration entre l’INSTAT et l’Institut national d’études démographiques (INED, Paris), il a participé à l’élaboration de l’atlas de la région de Kayes sur la base des indicateurs sociodémographiques issus des données du recensement de 2009. Depuis 2016, dans le cadre du projet européen DEMOSTAF, M. Diawara participe activement à l’animation du groupe de travail sur « familles et ménages : la complexité des structures familiales en Afrique de l’Ouest au prisme des statistiques sur les ménages » (Work Package 4). À partir des données des derniers recensements, il contribue à l’élaboration des atlas pour le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso. Son séjour à l’ODSEF en août-septembre 2017 lui a permis de participer, avec Bénédicte Garnier et Laurent Richard, à l’animation de la production de cartes à l’aide du logiciel QGIS, et ce, à l’intention des équipes du projet européen DEMOSTAF présent à Québec. Titulaire d’un diplôme d’Études Approfondies (DEA) en économie de l’Université de Bamako, M. Diawara est actuellement inscrit au programme de Master en Géomatique, aménagement et gestion des territoires à la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG) de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako.

Bénédicte Garnier est statisticienne, ingénieure au service méthodes statistiques (SMS) de l’Institut National d’Études Démographiques (Ined) à Paris (France). Experte en analyses exploratoires, elle propose aux chercheurs des méthodes et des outils adaptés, pauis elle les guide pour l’interprétation, la visualisation et la valorisation des résultats. Elle est investie dans des projets de recherche de l’Ined comme DemoStAf (DEMOgraphy-Statistics-for-AFrica), Dynamiques familiales en Afrique ou Changements démographiques et transitions démocratiques: du Maghreb à l'Asie Centrale. Elle a coanimé des ateliers de formation pour les pays du sud : l’élaboration et la mise à jour de la cartographie censitaire à l’IFORD – Yaoundé (Cameroun) en 2009, Analyse et présentation de données d’enquêtes, à l’Ecole Nationale de la Statistique, de la Planification et de la Démographie (ENSPD) à Tchaourou (Bénin), Des sources de données en démographie à leur valorisation par les méthodes de la statistique exploratoire multidimensionnelle à l’ENSPD à Parakou (Bénin), et cartographie avec QGis au LPED à Marseille (France). Bénédicte Garnier est formatrice dans le cadre de formation continue à l’Ined, au Cepe (ENSAE/ENSAI) et au Centre de Formation de l’Administration centrale (Ministère de l’Education Nationale). Elle enseigne la statistique textuelle en Master : à l’université Paris Descartes et à l’Ecole Nationale de la statistique et de l’Analyse de l’Information (Ensai) et co anime l’atelier de données relationnelles à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Son séjour à l’ODSEF en août 2017 a contribué à créer des supports pédagogiques à destination d’ateliers de formation pour les pays du sud pour la production d’atlas cartographiques à partir des données de recensements de la population en Afrique, en collaboration avec Abdoul Karim Diawara et Laurent Richard.

Titulaire d’une thèse en démographie économique de l’Institut d’Études Politiques de Paris, portant sur les dynamiques familiales de scolarisation à Dakar (Sénégal), Laure Moguérou est maitre de conférences à l’Université Paris Nanterre, actuellement en délégation à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre de l’Unité Mixte de Recherche (UMR 151) LPED (Laboratoire Population Environnement et Développement) de l’Université d’Aix-Marseille. Elle coordonne le projet ANR DISCOrD (Division sexuée du travail domestique et parental dans les couples à Dakar) et participe aux activités du groupe de travail (Work Package 5) sur l’éducation dans le cadre du projet européen DEMOSTAF « Nouveaux enjeux démographiques en Afrique subsaharienne : promouvoir et recouper les statistiques démographiques pour mieux agir ». Elle est, avec Madeleine Wayack-Pambé, co-responsable de l’axe 3 sur les diplômé-e-s de l’enseignement supérieur. Au cours de ce séjour à l’ODSEF en août 2017, elle a contribué à la réflexion sur la production d’indicateurs sur l’éducation et la famille à partir des données de recensements et d’enquête au Sénégal et coordonné la partie de la note de recherche sur l’analyse des métadonnées relatives aux accédant-e-s à l’enseignement supérieur dans ce pays.

Mahdi Mohamed DOUHOUR est détenteur d'un Master professionnel en démographie obtenu à l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) de l’Université de Yaoundé II et poursuit ses études doctorales en démographie à l'université HACETEPPE d’Ankara en Turquie. Depuis 2015, il assume les fonctions de chargé d'études et d’analyste de données à la direction de la statistique et des études démographiques de Djibouti (DISED). En plus de ses charges à la DISED, monsieur Douhour est également enseignant intervenant au département de la statistique et du traitement informatique des données (STID) de l'université de Djibouti (UD). Ses principaux axes des recherches brassent les thématiques contemporaines telles que le dividende démographique, les objectifs de développement durable et les méthodes de projection démographique. À cet effet, il a pris part à plusieurs formations et ateliers qui se sont tenus à Djibouti, mais aussi au Cameroun, au Mali, au Royaume de Jordanie et en Turquie. Par ailleurs, il a aussi travaillé comme chargé de communication des pays francophones membres de l'Organisation de coopération islamique (OCI) dans le cadre du programme « Statistic Building (StatCab) » au Satistical, Economic And Social Research and Training Centre for islamic countries (SESRIC) d’Ankara. Durant son séjour à l'ODESF, Mahdi Mohamed DOUHOUR aborde les questions de la démolinguistique de Djibouti afin de dégager non seulement les déterminants de dominance de certaines langues couchitiques, mais aussi dans l’optique de saisir l'ampleur et l’ancrage de la langue française au sein de la société Djiboutienne.

Philippe Antoine est démographe, directeur de recherche émérite à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) affilié au Centre Population et Développement (CEPED). Il est également chercheur associé au Lartes (IFAN) à Dakar. Depuis plus de quarante ans, il conduit en Afrique des recherches sur l’urbanisation, la transition vers l’âge adulte, les changements de comportements démographiques et les transformations de la famille en particulier dans le domaine du mariage et de la polygamie. Abidjan, Dakar, Bamako, Yaoundé, Antananarivo, Lomé et Cotonou constituent en ce domaine des lieux d'observations privilégiés. Ses travaux les plus récents concernent la transition vers la vieillesse, la situation des personnes âgées et les relations intergénérationnelles. Philippe Antoine a travaillé et collaboré avec différents services statistiques et universités africaines, particulièrement avec l’Université Cheikh Anta Diop. Il a été chercheur invité à l’Université de Montréal ; chercheur associé à l’Institut National d’Études démographiques à Paris ; Secrétaire général de l’Association Internationale des démographes de langue française.
Durant son dernier séjour à l’ODSEF, en juin 2017, Philippe a étudié les configurations de la polygamie à travers les données du recensement du Sénégal de 2002 dans le cadre de deux contributions à venir : une pour un ouvrage collectif issu du dernier atelier-colloque du GIERSA sur la famille et une autre plus méthodologique qui paraîtra dans l’une des collections « Études de l’ODSEF». Il se dégage de ses analyses que la polygamie côté masculin au Sénégal concerne plutôt des hommes âgés alors que la bigamie est la forme dominante, en particulier en milieu urbain. Un Sénégalais bigame sur deux en ville vit avec ses deux épouses et, pour l’autre moitié, les épouses vivent dans des résidences séparées. La polygamie avec plus de deux épouses est plus fréquente en milieu rural. Lorsque l’homme a épousé plus de trois épouses, il habite rarement avec toutes ses épouses, l’une d’entre elles réside dans un autre ménage, souvent dirigé par un membre de sa parenté. L’autonomie résidentielle des coépouses ne concerne encore qu’une minorité des Sénégalaises en situation de polygamie, la majorité des femmes en union polygame vivent avec leurs coépouses.

Les candidats reçus (programme d’accueil) et de passage à l’ODSEF en 2016

Mouftaou AMADOU SANNI, titulaire d’un doctorat Ph.D. en démographie de l’Université de Montréal est Professeur, Maître de Conférences Hors Classe et Directeur de l’École Nationale de la Statistique de la Planification et de la Démographie (ENSPD) du Bénin à l’Université de Parakou. Il assure, par ailleurs, la fonction de Directeur du Laboratoire de Recherche en Sciences de la Population et du Développement (LaReSPD), de l’Observatoire Démographique et Statistique des Populations Locales (ODeSPoL), puis, de coordonnateur de la formation Doctorale en « Population et Ressources Naturelles » de l’École Doctorale « Agronomie et Eau » de l’université de Parakou. Son séjour à l’ODSEF en octobre-novembre 2016 s’inscrit dans le cadre d’une convention de collaboration tripartite ODSEF–INSAE(Bénin)–ENSPD favorisant notamment la mise en valeur des données de recensements. Ce séjour lui a permis, en collaboration avec Richard MARCOUX, Directeur de l’ODSEF, Alexandre BIAOU, Directeur de l’INSAE/Bénin,  Djabar ADÉCHIAN et Rémy HOUNGUÈVOU, tous deux cadres de l’INSAE/Bénin, d’assurer la révision du rapport d’analyse du quatrième recensement du Bénin de 2013 et de préparer la production d’un rapport actualisé d’analyse démo-linguistique de la dynamique intercensitaire des langues nationales et de la langue française au Bénin. Des séjours de concertations scientifiques en 2017-2018, réunissant ces analystes et chercheurs des trois institutions, permettront de poursuivre les travaux entamés lors de ce bref et précieux séjour. L’ODSEF de l’Université Laval et ses institutions partenaires voudront bien recevoir ici toute la reconnaissance et les remerciements de l’INSAE et de l’ENSPD, à travers eux, ceux du gouvernement du Bénin, pour cette franche et fructueuse collaboration réciproquement bénéfique.

 

Titulaire d’un master professionnel en démographie de l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) de l’université de Yaoundé II au Cameroun et d’une maîtrise en économie de l’université de Nouakchott en Mauritanie, Alassane Ba est économiste-démographe à l’Office national de la statistique (ONS) de la Mauritanie. A ce titre, il participe aux activités de collecte, d’apurement et d’analyse des données issues d’enquêtes ménages et de recensements généraux de la population et de l’habitat (RGPH). Par ailleurs, Ba dispose également d’une expérience dans la formation d’agents enquêteurs et dans le domaine de l’exécution et le suivi des projets de développement acquise au sein de la Croix-Rouge française. Ses travaux d’étude et de recherche s’inscrivent dans les thématiques en lien avec les problématiques de population, notamment de santé de la reproduction, de nuptialité précoce des adolescentes, d’employabilité et d’éducation formelle et non formelle en Afrique et spécifiquement en Mauritanie. Dans le cadre de son séjour de recherche à l’ODSEF, il a contribué à la mise en valeur du patrimoine démographique de la Mauritanie par une réflexion approfondie sur les problèmes d’alphabétisation à partir des données du dernier RGPH réalisé en 2013. Sa participation à ce programme d’accueil de chercheurs 2016 a marqué un signal fort de la volonté d’une consolidation du partenariat institutionnel entre l’ODSEF, l’UNFPA à Nouakchott et l’ONS de la Mauritanie.

 

Boubecrin Kaber, est détenteur d’un master professionnel en démographie obtenu en 2015 à l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) de l’université de Yaoundé II, d’un master en modélisation et ingénierie mathématique (MIM) de la faculté des sciences Aïn Chok de l’université Hassan II du Maroc et d’une maitrise en mathématiques appliquées de la faculté des sciences et technique de l’université de Nouakchott. Sur le plan professionnel, il est statisticien-démographe et actuellement cadre à la Direction des statistiques démographiques et sociales (DSDS) de l’Office national de la statistique (ONS) de la Mauritanie. Ses intérêts de recherche portent sur les questions de population et environnement, de santé de la reproduction, de mortalité maternelle et infantile, d’éducation, d’analphabétisme et de langues en Afrique et en Mauritanie. A la faveur d’un partenariat entre l’ODSEF, l’ONS et l’UNFPA Nouakchott, Kaber de passage à Québec durant la période d’août à septembre 2016, a mis à profit les dernières données du RGPH mauritanien réalisé en 2013 par l’ONS pour analyser les profils sociodémographiques des non alphabétisés en Mauritanie. Les résultats de ses analyses ont permis d’élucider un tel phénomène d’actualité en Mauritanie à travers une mise en corrélation des variables telles que le sexe, l’âge, le lieu de résidence, la situation matrimoniale, le niveau d’instruction, le statut socioéconomique et l’aptitude à lire et à écrire dans les principales langues du pays.

 

Doctorant à l’université Paris Descartes et démographe à l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso), Dramane Boly est à son second accueil à l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF). Le premier séjour a eu lieu de juillet à août 2012 et le second en 2016 durant la même période (juillet à août). Il travaille sur les questions de population et éducation notamment en rapport avec les inégalités de scolarisation dans les villes, la scolarisation des populations vulnérables, les enfants et adolescents en dehors de l’école, l’alphabétisation, l’emploi, etc. Durant son second séjour, il a travaillé sur les « effets contextuels et individuels des inégalités d’accès à l’école primaire dans la ville de Ouagadougou », un chapitre de sa thèse. En utilisant les données du recensement de la population réalisé en 2006 au Burkina Faso, il trouve que le fait donc de résider dans un quartier populaire accentue les inégalités d’accès à l’école entre les pauvres et les riches, entre les enfants des parents instruits et non instruits,... Par contre, dans les quartiers centraux, le lien de parenté de l’enfant avec le chef de ménage est le plus discriminant.

 

Moussa Bougma (Ph.D en démographie de l’université de Montréal) est enseignant-chercheur à l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’université Ouaga I professeur Joseph Ki-Zerbo (Ex université de Ouagadougou). Depuis mai 2016, il est président de l’Association burkinabè des démographes (ABDem). Ses intérêts de recherche portent sur la démolinguistique, l’éducation, la santé de la reproduction, le bien-être des enfants, les réseaux sociaux, le dividende démographique et l’évaluation des politiques publiques en Afrique subsaharienne. Il est l’un des premiers stagiaires accueillis à l’ODSEF en août 2009, et son manuscrit produit lors de ce premier séjour « Dynamique des langues locales et de la langue française au Burkina Faso : un éclairage à travers les recensements généraux de la population (1985, 1996 et 2006) » a été primé en 2010 en Afrique à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la statistique. Dans le cadre de son présent séjour (août 2016), M. Bougma travaille sur les données de la TNS – Sofres en vue de produire un volume sur le portrait démolinguistique des villes africaines. Il présentera les résultats préliminaires de ce travail au 2e séminaire du projet TRANSLANGA financé par l’AUF et l’OIF, qui aura lieu les 4 et 5 septembre 2016 à Paris.

 

Doctorant (PhD) en sciences de santé de la reproduction à l’Institut pan africain des sciences de la vie et de la terre (PAULESI) basé à l’université d’Ibadan (Nigeria), Justin Dansou est titulaire d’un master professionnel en démographie de l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD, 2013). Détenteur d’une licence professionnelle en informatique de gestion obtenu à l’Institut universitaire de technologie de l’université de Parakou au Bénin, il est également informaticien de gestion de base. Sur le plan professionnel, Dansou a travaillé en tant qu’assistant de recherche du projet CARE-IFA basé à l’IFORD (Yaoundé, Cameroun). Ses intérêts de recherche portent sur l’éducation, la santé de la reproduction et les transformations familiales. Lors de son séjour à l’ODSEF entre août-septembre 2016, il a porté son attention sur l’influence qu’ont les facteurs socioculturels sur l’espérance de vie scolaire des enfants au Bénin. A l’aide des données du troisième recensement général de la population et de l’habitat du Bénin de 2002, il a mis en évidence les variations interethniques de l’espérance de vie scolaire des enfants.

 

Démographe diplômée de l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) à Yaoundé (Cameroun), Doria Deza est chargée d’études au Département de démographie et des statistiques sociales (DDSS) à l’Institut national de la statistique de Côte d’Ivoire. Dans le cadre du 4ème recensement général de la population et de l’habitat, elle est analyste de la thématique portant sur la cartographie de la pauvreté non monétaire. Etant à son second passage à l’ODSEF, Doria Deza saisit l’opportunité d’exhaustivité qu’offre le RGPH, et analyse la pauvreté en lien avec la possession des ménages à un niveau géographique beaucoup plus fin que la région et le département. Elle s’appuie sur ses atouts de démographe, mais aussi sur ses aptitudes en système d’information géographique obtenues à l’université libre de Bruxelles lors d’un stage de quatre mois, pour étayer ses travaux de recherche à partir de cartes. A travers cette approche, Doria Deza veut contribuer à un meilleur ciblage des programmes et actions à l’égard des populations défavorisées.

 

Jean-François Kobiané est Maître de conférences en démographie et actuellement directeur de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso). Il est détenteur d’un doctorat en démographie de l’université catholique de Louvain (UCL/Louvain-la-Neuve en Belgique) et a été bousier postdoctoral de la Fondation Mellon qui l’a conduit à séjourner au département de démographie de l’université de Montréal de 2003 à 2006. Il a également été président de l’Union pour l’étude de la population africaine (UÉPA) de 2012 à 2015. Jean-François participe à titre de cochercheur ou de collaborateur à plusieurs des projets de recherche avec le directeur de l’ODSEF, Richard Marcoux. Il a profité de son passage à Québec pour avancer ses travaux portant sur l’utilisation des données de recensement pour la création de typologies et/ou d’échelles de statuts socio-économiques des ménages africains. Il faut en effet préciser que les données des recensements en Afrique se prêtent particulièrement bien à l’élaboration de ce type d’approches avec d’importantes informations sur les équipements que possèdent les ménages qui s’ajoutent aux informations sur la qualité des habitations et sur les activités économiques des membres de chaque ménage. Les travaux de Jean-François devraient être particulièrement utiles pour les chercheurs de l’ODSEF dans les années à venir.

 

Valérie Delaunay est démographe, chargée de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) dans le Laboratoire Population Environnement Développement (LPED), une unité mixte de recherche entre l’IRD et l’université Aix-Marseille (UMR151). Titulaire d’un doctorat de démographie de l’université de Nanterre, Paris 10, elle conduit depuis plus de 30 ans des recherches en Afrique sur les adolescents (fécondité, mariage, migration, travail) et les enfants (santé, éducation, mobilité, prise en charge), au Sénégal et à Madagascar. Ses travaux se sont essentiellement appuyés sur les observatoires de population dont trois existent au Sénégal. Ces données longitudinales offrent une précision et qualité qui permettent de mettre en œuvre des analyses démographiques fines. Ses travaux se sont aussi appuyés sur les données des Enquêtes Démographiques et de Santé et plus récemment sur les données de recensements. Elle participe au programme DEMOSTAF dans lequel l’ODSEF est partenaire. C’est à ce titre qu’elle est accueillie à l’ODSEF en août 2016 et qu’elle contribue à la réflexion sur la production d’indicateurs sur l’éducation et la famille à partir des données de recensements.

 

Professeur honoraire à l’Université de Montréal, Victor Piché est un africaniste qui a dirigé plusieurs programmes de formation et de recherche dans le domaine de la démographie en Afrique. Il s’agit notamment du Programme population et développement au sahel (PPDS) de 1988 à 1995 et du Programme population et santé en Afrique (PPSA) de 2000 à 2006. Invité à nouveau dans le cadre du programme d’accueil de chercheurs 2016, Victor Piché a participé du 15 août au 15 septembre à l’encadrement des analystes et chercheurs venant de la Mauritanie, du Bénin, de la Côte-d’Ivoire et du Burkina Faso. Voici ce qu'il nous a confié avant son départ:  «C’est toujours un grand plaisir de travailler avec de jeunes chercheurs qui contribuent à l’analyse des données de recensements trop souvent sous-exploités et qui abordent des thématiques stratégiques pour le développement socio-économique de leurs pays : pauvreté, scolarisation, analphabétisme et dynamiques linguistiques.».  La direction de l'ODSEF se réjouit de pouvoir compter sur la collaboration et l'appui d'un chercheur de cette qualité. Pour en savoir plus sur Victor Piché http://www.odsef.fss.ulaval.ca/de-passage-a-qc#titre_section_87 et sur le Fonds Gregory-Piché http://www.odsef.fss.ulaval.ca/informations-fonds-gp.

 

Les candidats reçus (programme d’accueil) et de passage à l’ODSEF en 2015

En visite à Québec à l'été 2015
L’ODSEF a accueilli six chercheurs invités en août et septembre 2015. Ces six personnes ont eu la chance de travailler en collaboration et sous la supervision de chercheurs émérites : M. Cheikh Mbacké et M. Philippe Antoine. L'ODSEF remercie M. Mbacké et M. Antoine d'avoir à nouveau accepté de superviser les travaux des chercheurs invités. Une brève biographie de ces deux experts est disponible dans la section portant sur le programme d'accueil de l'an 2014.


De gauche à droite : Arouna SOW, Didier NGANAWARA, Lila CHABANE, Cheikh Mbacké,
Hamani GAZIBO, Philippe Antoine, Hassan MOHAMEDOU et Tiéblé DIARRA.

 

Lila CHABANE est Maître de recherche au Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement (CREAD) à Alger. Elle est titulaire d'un Doctorat en dynamiques comparées des sociétés en développement et d’un Master recherche en géographie à l'université Paris 7 de même que d’un Certificat d’études supérieures en  Transport de l'Ecole Nationale des travaux publics de l'Etat à Lyon et d’un diplôme d’ingénieur d’Etat en statistiques de l’Institut National de la Planification et des Statistiques (actuel ENSSEA) à Alger. Elle est actuellement chef d’équipe de recherche sur les dynamiques urbaines au CREAD, ses principaux intérêts de recherche portent sur la mobilité et les systèmes de transport ; l’urbanisation, métropolisation et politique de la ville.  De passage à l’ODSEF en aout-septembre 2015, elle a procédé à l’analyse des données du recensement général de la population et de l’habitat réalisé en 2008 en Algérie. Sa recherche a pour objectif d’analyser l’évolution et les transformations des grandes formes de la configuration socio-spatiale de l’agglomération d’Alger entre deux périodes 1998 et 2008 en relation avec les migrations résidentielles.

Tiéblé Diarra est Ingénieur Statisticien Economiste, titulaire d’un ingéniorat appliquée à l’économie à l’ESSEA (Ex-INPS) en Algérie. Il travaille actuellement à l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Mali où il occupe le poste de chargé des recensements et des enquêtes démographiques. Durant son passage à l’ODSEF en août-septembre 2015, il a travaillé sur l’analyse de l’alphabétisation de la population malienne à partir des données du recensement pour la période de 1987, 1998 et 2009. En collaboration avec Cheikh Mbacké et Richard Marcoux, Tiéblé Diarra a également préparé une note méthodologique sur l’exploitation des données manquantes concernant l’alphabétisation à partir du recensement malien de 2009.

 

 

GAZIBO Hamani est Démographe-sociologue, titulaire d’un diplôme de Master Professionnel en Démographie de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de Yaoundé et d’une License en Sociologie de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Il a travaillé en tant qu’analyste à l’Unité des Études et Opérations de Terrain (UEOT), au Bureau Central du Recensement (BCR) de l’Institut National de la Statistique (INS), de 2011 à 2014. Il a participé à tout le processus du 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2012 de son pays, de la conception des outils de collecte à la diffusion des résultats et a rédigé une étude sur le thème "Alphabétisation, niveau d’instruction et fréquentation scolaire. Lors de son séjour à l’ODSEF (août – septembre 2015), M. GAZIBO a travaillé sur les "Déterminants et sources de la faible fréquentation scolaire des enfants de 7-12 ans au Niger : une analyse par la méthode de décomposition" à partir des données du RGPH 2012 et des Enquêtes Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSN-MICS) de 2006 et 2012.

Ingénieur Statisticien de formation de base, NGANAWARA Didier est titulaire d’un Doctorat en Démographie à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne (2005). Il a effectué ses recherches postdoctorales au Centre d’Expertise en Méthode et Analyse des Données (CEMAD) à l’Université de Liège (Belgique) et depuis 2008, il est Enseignant-Chercheur à l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) à Yaoundé (Cameroun), et Chef de Centre de Formation Continue. Ses activités de recherche portent sur la problématique de la migration et développement, l’éducation et la santé de la reproduction. Il s’intéresse aussi aux questions méthodologiques concernant, notamment, la prise en compte de la dimension temporelle dans l’analyse biographique des phénomènes démographiques. Ses recherches à l’ODSEF en août-septembre 2015 ont porté sur les déterminants familiaux de la scolarisation au Cameroun. En privilégiant une approche multi niveau, l’étude appréhende les logiques de la mise à l’école en mettant en exergue les caractères intrinsèques des enfants (effet de discrimination), de leur famille (effet de demande), et de leur voisinage (effet contextuel), en s’appuyant sur les données du recensement général de la population de Cameroun de 2005.

 

Hassan MOHAMEDOU est  un ingénieur Statisticien Démographe et détenteur d’un DESS en démographie de l’Institut de Formation et de recherche Démographique de l’IFORD de Yaoundé.  Actuellement cadre à la Direction Générale de la Statistique au Ministère de l’Economie, de la promotion de l’investissement et de la prospective du Gabon, il s’occupe de la prospection des nouvelles statistiques.  Il s’intéresse entre autres  aux problèmes de l’éducation, d’emploi,  de migration,  de santé et d’environnement. Son séjour à l’ODSEF lui a permis de mener une étude comparée de l’insertion professionnelle  des jeunes de 15-34 ans à Libreville selon  leur niveau d’instruction atteint et  leur statut migratoire. S’appuyant sur les données du Recensement General de la Population et de l’Habitat du Gabon de 1993(RGPH1993) représente une amorce d’études éventuelles sur la dynamique de cette  situation  à travers les  données des recensements gabonais plus récents.

 

SOW Arouna est statisticien-économiste, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur statisticien économiste(ISE) et d’un diplôme d’Ingénieur des travaux statistiques(ITS) obtenus à  l’Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENSEA) d’Abidjan en Côte d’ivoire. Il travaille depuis 2008 à l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) du Burkina Faso comme chargé de l’analyse et de l’exploitation de données. Ses activités de recherche portent sur les méthodologies de collecte de données, l’emploi et les questions relatives aux dynamiques de la population et au développement. Dans le cadre du programme d’accueil des chercheurs à l’ODSEF, Arouna a exploité les données des trois derniers recensements réalisés par le Burkina Faso (1985, 1996 et 2006)  pour analyser la dynamique de la participation des jeunes au marché du travail dans la ville de Ouagadougou. Travaillant également sur  la scolarisation, l’alphabétisation, la nuptialité et la migration, il a pu dresser le profil socioéconomique des jeunes actifs de la ville de Ouagadougou de 1985 à 2006.

Monsieur Baptiste Beck, étudiant en Démographie à l’Institut de Démographie de l’Université de Strasbourg (IDUS), réalise son projet de recherche de fin de maîtrise à l’ODSEF au cours d’un stage de 6 mois (janvier-juillet 2015). La venue de Baptiste est financée par une bourse Initiative d’Excellence (IDEX) de l’Université de Strasbourg. Il a déjà étudié une année à l’Université Laval entre septembre 2012 et mai 2013 dans le cadre de sa licence en sociologie au cours d’un échange universitaire via l’accord bilatéral qui lie les facultés de sciences sociales de l’Université Laval et l’Université de Strasbourg. Dans sa recherche, il s’interroge sur la transmission du français et du créole dans des départements d’outre-mer français (Martinique, Guadeloupe, La Réunion). Sous la supervision de Richard Marcoux (ODSEF), Didier Breton (IDUS) et Stéphanie Condon (Institut National d’Études Démographiques), il exploite les résultats de l’enquête Migrations-Famille-Vieillissement (INSEE-INED). Sa recherche vise à expliciter les différences de dynamiques de transmissions linguistiques au sein des générations.

Visite à l’ODSEF des collègues de Strasbourg
L’ODSEF a pu accueillir le 22 avril une délégation de l’Institut de démographie de l’Université de Strasbourg (IDUS) composée de messieurs Didier Breton, professeur, Philippe Cordazzo, maître de conférences et Camille Crette, chargé de mission. Le directeur de l’ODSEF avait d’abord organisé une série de rencontres avec monsieur Simon Langlois, directeur du Département de sociologie et ensuite avec mesdames Lucie Samson, Vice-doyenne aux études de la Faculté des sciences sociales et Nicole Lacasse, Vice-rectrice associée aux études et aux activités internationales de l’Université Laval. Une réunion de travail avec Charles Fleury, professeur au département de sociologie et Richard Marcoux, directeur de l’ODSEF, a ensuite permis d’échanger sur les collaborations futures entres l’IDUS et l’ODSEF. Il a été notamment question d’assurer un certain nombre d’actions afin de favoriser la mobilité étudiante entre nos deux universités et de l’élaboration dans les mois à venir d’un programme d’Écoles d’été sur les questions de population et qui pourraient se dérouler en alternance au Québec et en France, et ce, en collaboration avec les collègues des universités partenaires (notamment l’Université de Bordeaux, l’Université de Montréal et l’INRS).


De gauche à droite on retrouve les représentants de l’Institut de démographie de l’Université de Strasbourg : Baptiste Beck (étudiant en master 2 à l’IDUS qui effectue depuis janvier 2015 un stage à l’ODSEF),
Didier Breton (Professeur), Philippe Cordazzo (Maître de conférences) et Camille Crette (chargé de mission)

 

Madame Sachiko Komatsu, professeure agrégée à la Faculté des Sciences humaines et sociales de l'Université de Tsukuba, nous rendait visite en mars 2015 à Québec. Madame Komatsu s'intéresse à la francophonie canadienne et tout particulièrement aux relations entre le Québec et les communautés francophones en situations minoritaires. Au Japon, Madame Komatsu enseigne le français et les études francophones. Nous souhaitons à Madame Komatsu beaucoup de succès dans ses travaux de recherche et d'enseignement.

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2014

Formé d’abord à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Paris), puis à l’institut de formation et de recherche en démographie (IFORD, Yaoundé), Cheikh Mbacké a obtenu un Ph. D. en démographie en 1986 à l’Université de Pennsylvanie. Il devient alors chercheur au Centre d'Études et de Recherche sur la Population pour le Développement (CERPOD) de l’Institut du Sahel à Bamako. De 1992 à 1998, il devient chercheur senior en sciences de la population au siège de la fondation Rockefeller à Nairobi au Kenya et, à partir de 1999, il est nommé directeur pour l’Afrique de cette fondation. En 2003, il accepte le poste à New York de Vice-Président de la fondation Rockefeller et supervise les programmes régionaux et leurs personnels. En 2005, il revient au Sénégal, son pays natal, et met ses compétences au service de plusieurs ONG et fondations tant sénégalaises qu’internationales. Il est actuellement professeur associé à l’Université Laval et consultant pour diverses fondations dont la fondation W. et F. Hewlett. Cheikh Mbacké est assurément devenu, par ses qualités intellectuelles et humaines, l’un des porte-paroles les plus écoutés du continent africain sur toutes les questions démographiques. Il est, sans conteste, l’un des scientifiques qui a le plus œuvré à la formation d’une communauté africaine de recherche en population. Le Prix du Lauréat 2015 lui a été attribué par le Conseil de l'Union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP). Cheikh Mbacké participe à l’encadrement des analystes et chercheurs de passage à l’Université Laval et plus particulièrement dans le cadre des programmes d’accueil de l’ODSEF de 2014 et de 2015.

Philippe Antoine est démographe, directeur de recherche émérite à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) rattaché au CEPED à Paris. Depuis quarante ans, il conduit en Afrique des recherches sur l’urbanisation, les changements de comportements démographiques et les transformations de la famille en particulier dans le domaine de la nuptialité. Abidjan, Dakar, Bamako, Yaoundé, Antananarivo, Lomé et Cotonou constituent en ce domaine des lieux d'observations privilégiés. Ses travaux longtemps focalisés sur les événements marquant l’entrée en vie adulte (premier mariage, premier emploi, etc.) se portent maintenant sur la transition vers la vieillesse, la situation des personnes âgées et les relations intergénérationnelles. Il s’intéresse aux questions de méthodologie de collecte et il a contribué au développement des enquêtes biographiques en Afrique. Il est l’auteur de plus de 200 publications (http://www.researchgate.net/profile/Philippe_Antoine/publications) et il a coordonné plusieurs ouvrages collectifs dont le dernier sur le mariage en Afrique avec Richard Marcoux édité par les Presses de l’Université du Québec. Il a été secrétaire général, de 2008 à 2012, de l’Association internationale des démographes de langue française (AIDELF).

Madame DIAMOUTENE Aminata COULIBALY est statisticienne-économiste, titulaire d’un DESS option développement social à l’École Nationale supérieure (ENSEA) – Abidjan (Côte d’Ivoire). Elle travaille à l’Institut National des Statistiques du Mali où elle occupe le poste de chargée des enquêtes. Ses principaux intérêts de recherche portent sur la nuptialité au Mali. Lors de son séjour à l’ODSEF (juin-juillet 2014) elle a pu contribuer à la mise en valeur des données de recensement du Mali en travaillant sous la supervision de Philippe ANTOINE sur «la polygamie au Mali à partir des données des Recensements» pour la période de 1998 et 2009. L’objectif visé par Mme DIAMOUTENE durant son séjour à l’Université Laval a été d’évaluer la situation globale de l’analyse différentielle de la polygamie selon certaines variables telles que le milieu de résidence, la religion, la situation d’occupation, l’âge et certaines variables socioculturelles, de dresser un profil et enfin d’examiner la polygamie précoce selon les deux sexes.

 

MASSANDOUNO Lansana est ingénieur Statisticien Démographe, titulaire d'un Master Professionnel en Démographie de l'Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de Yaoundé au Cameroun et d'un Diplôme d'Études Supérieures en Méthodes Informatique et Statistique Appliquées pour l'Entreprise de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en République de Guinée. Il travaille à l’Unité Suivi-Evaluation/Information Technology de Helen Keller International et comme chercheur associé à l’Institut National de la Statistique. Durant son séjour à l’ODSEF (mai - juillet 2014) Lansana a contribué à la mise en valeur des données du recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) de la Guinée en travaillant sous la supervision de Dr Cheikh MBACKE et du Professeur Richard MARCOUX sur l'alphabétisation dans les langues nationales et dans la langue française en Guinée. Il a utilisé les données du RGPH de 1996 pour faire l’état des lieux et poser les bases d’une éventuelle étude de sa dynamique à travers les futurs RGPH.

 

Beatrice UWAYEZU est démographe, titulaire d’un Master en démographie obtenu à l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) au Cameroun. Elle travaille à l’Institut National des Statistiques du Rwanda où elle occupe le poste de Statisticien Principal chargé des Recensements de Population. Elle a participé à la conception, l’organisation, l’exécution et l’analyse du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation réalisé au Rwanda en 2012. Ses principaux intérêts de recherche portent sur la santé de reproduction et sur l’éducation. Lors de son séjour à l’ODSEF (juin-juillet 2014) elle a travaillé sur « les facteurs explicatifs de la fréquentation scolaire des enfants âgés de 7-18 ans au Rwanda » à partir des données du RGPH 2012, et a pu dresser un portrait démo-linguistique sur les langues parlées et les langues d’alphabétisation en exploitant les données des deux derniers RGPH du Rwanda (2002 et 2012).

 

Souradji FANKEBA est démographe, titulaire d’un Master en démographie à l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) au Cameroun; d’un Master professionnel en Population et Santé à l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) au Burkina Faso et d’une maîtrise en Anthropologie de la santé à l’Université de Lomé au Togo. Il occupe actuellement le poste de chef de division des statistiques sociales et d’état civil à la Direction générale de la statistique et de la comptabilité nationale au Togo. Il a comme centres d’intérêt la santé de la reproduction ainsi que les problématiques « genre et développement » et « l’emploi des jeunes et des personnes vulnérables ». Lors de son séjour à l’ODSEF (juin-juillet 2014) il a travaillé sur l’accès à l’emploi des jeunes en milieu urbain au Togo et sur l’alphabétisation de la population en français et en langues nationales à partir des données du recensement de 2010.

 

Ibrahima Ousmane Ida est titulaire d’un ingéniorat en statistique appliquée à l’économie. Il travaille depuis 2011 en tant qu’analyste à l’Institut National de la Statistique (INS) du Niger où il a participé à l’exécution du quatrième recensement de la population et de l’habitat (RGPH) du Niger réalisé en 2012. Il est actuellement chargé de l’analyse de l’activité économique à partir des données issues du recensement. Durant son passage à l’ODSEF, il a travaillé sur l’analyse de l’emploi des jeunes dans les grandes villes du Niger et l’alphabétisation de la population nigérienne. Dans ses travaux, il a essayé d’exploiter au maximum les données du recensement qui concernent l’activité économique et l’alphabétisation, pour tenter de mettre en évidence la richesse que celles-ci comportent.

 

 

Tchouaféné Vounki MATCHOKÉ est démographe, titulaire d’un Master en démographie de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de l’Université de Yaoundé II (Cameroun), d’une maîtrise de Mathématiques de l’Université de N’Djaména et d’un Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement dans les Lycées de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation (ISSED) de N’Djaména. Il travaille en tant que chargé de programme population et développement à l’UNFPA-Tchad. Dans le cadre du programme d’accueil des chercheurs à l’ODSEF (2014), Matchoké a élaboré un document sur l’état des lieux de l’alphabétisation dans les langues officielles et dans la langue française au Tchad à partir des données du Recensement de 2009. Cette analyse permet d’envisager la réalisation d’autres travaux visant à approfondir les connaissances quant aux dynamiques démo-linguistiques au Tchad.

 

Charles Mouté est assistant de recherche à l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) et chercheur associé à la Cellule d’appui à la Recherche et à l’Enseignement des Institutions Francophone d’Afrique (CARE-IFA). Titulaire d’un master en science de l’informatique, option réseaux et développement d’applications multimédias, de l’Université de Yaoundé I et d’un master en Démographie de l’IFORD, il s’intéresse aux problèmes de santé et de reproduction des adolescents et des jeunes, aux questions relatives à la santé maternelle et infantile, à la scolarisation et à l’emploi des jeunes, en Afrique subsaharienne en particulier, et aux problématiques de conceptualisation et de modélisation des questions sociales. Lors de son séjour à l’ODSEF, Charles a effectué des analyses portant sur la scolarisation et l’insertion en emploi des personnes handicapés recensées au Sénégal en 2002.

 

Ndiouma FAYE est titulaire d'un DÉA en sciences économiques et Ingénieur Statisticien Démographe (Master Professionnel en Démographie à l'Institut de Formation et de Recherche Démographiques de Yaoundé, Cameroun). Il est présentement Chargé d'études junior à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) au Sénégal et Chef du Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Matam. Durant son séjour à l’ODSEF (mai - juillet 2014) il a pu contribuer à la mise en valeur des données de recensement du Sénégal en travaillant sous la supervision de Dr Cheikh MBACKE et du Professeur Richard MARCOUX sur l'analyse des déterminants et des disparités régionales de l'analphabétisme au Sénégal. Il a utilisé les données de recensement de 1988 et celles de 2002 pour étudier également la dynamique de l'analphabétisme en français durant cette période. Enfin, le passage de Ndiouma FAYE à Québec est une illustration de la solide collaboration entre l'ODSEF de l’Université Laval et l'ANSD au Sénégal.

 

Steve Bertrand Mboko Ibara est Économiste-Démographe à l’Université Marien Ngouabi et à l’Institut National de la Statistique à Brazzaville au Congo. Il est également chef de département Santé de la Reproduction à l’Union pour l’Étude et la Recherche sur la Population et le Développement (UERPOD), une organisation non gouvernementale. Ses principaux intérêts de recherches portent sur l’éducation, la pauvreté et la santé de la reproduction. Son séjour de recherche à l’ODSEF en mai-juin 2014 lui a permis de valoriser le patrimoine démographique du Congo par une analyse approfondie des données du 4e recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) de 2007 sur le thème « Pauvreté des ménages et éducation au Congo ». Dans ses recherches documentaires Steve a mis en évidence les limites de la variable ‘’Fréquentation scolaire’’ qui ne permet pas d’apprécier les performances accumulées de chaque enfant. Il préconise plutôt dans son étude la prise en compte d’une variable plus dynamique créée à partir du RGPH et qui fournit des informations plus précises sur les performances passées et présentes de chaque enfant inscrit dans un cycle scolaire au Congo.

 

Madame Nguyen Thi Van est sociologue et travaille depuis 30 ans sur les questions de genre et de développement. Mme Nguyen a profité de ce second passage à l’ODSEF (le premier ayant eu lieu à l’été 2011) pour collaborer avec la professeure Danièle Bélanger. Ensemble, elles ont procédé à l'analyse des données du projet intitulé "Migrations féminines et structures démographiques locales au Vietnam : impact sur le marché matrimonial, la famille et le genre". Elles ont ainsi pu démontrer que le changement de structure démographique est tributaire de l'émigration des femmes qui se marient à l'étranger, notamment en Asie du Sud Est (ex. en Chine, à Taiwan et en Corée du Sud), et de l'augmentation du rapport de masculinité à la naissance.

 

 

 

Madame Luu Bich Ngoc est directrice de l'Institut des recherches de population et société de l'Université Nationale d'Économie de Hanoi au Vietnam. Elle est titulaire d’une maîtrise en éducation de la population de l'Université nationale de Hanoi, d’une maîtrise en santé publique de l'Université de Copenhague (Danemark) et d’un doctorat en démographie de l'Université de Paris Nanterre (France).

Ses champs d’expertise sont la démographie (migration et urbanisation), l'éducation, le système de soins de santé (prévention du VIH / sida). Madame Ngoc a présidé et siégé comme chercheure principale pour de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux dans le domaine de la population et de santé en matière de reproduction. Elle a également été consultante technique pour de nombreuses organisations internationales telles que le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), les Parlementaires Asiatiques (AFPPD) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et ce, en plus d’avoir été coordonnatrice vietnamienne des programmes de recherche et de formation internationales comme " Vietnam population au 21ème siècle : la démographie, la santé publique et les aspects environnementaux "(2011-2014 ) et " La famille vietnamienne face au le VIH / sida" (2005-2010). De passage à l’ODSEF en mai 2014, elle a procédé à l’analyse des données de l’enquête « Temporary Migration to Hanoi and Ho Chi Minh City » tenue en 2013 auprès de 750 ménages dans les deux plus grandes villes du pays.

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2013

  

Madame Marie Anitha Jaotody, août 2013.

D’origine malgache, Marie Anitha Jaotody est titulaire d’une maîtrise bilingue en affaires publiques et internationales de l’Université de York à Toronto et d’un baccalauréat en science politique de l’Université de Montréal.  Lauréate en 2012 d’une bourse du Ministère des relations internationales, de la francophonie et de commerce extérieur  (MRIFCE) du Québec, elle a effectué un stage à l’Observatoire de la langue française de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris de septembre 2012 à mars 2013. Durant son stage, elle a travaillé sur la mise à jour du dénombrement des francophones en vue de la publication du prochain rapport de l’Observatoire sur la langue française. Elle a également effectué des recherches sur la francophonie économique et les médias économiques francophones.

Dans le cadre du programme d’accueil des chercheurs à l’ODSEF, Marie Anitha a effectué un séjour à l’Université Laval de juillet à septembre2013. Ce séjour lui a permis de s’intégrer à l’équipe de l’ODSEF qui s’intéresse à la collecte de données sur les francophones dans le monde et ce, en passant en revue les différentes enquêtes et études sociodémographiques produites à ce sujet dans l’espace francophone. De plus, sous la direction du professeur Richard Marcoux, elle a également élaboré un document sur les recensements malgaches et sur les différentes sources de données démographiques collectées à Madagascar. Ce travail devrait permettre de prévoir l’accueil à l’ODSEF d’éventuels chercheurs malgaches intéressés à produire une publication sur la place du français, de la langue malgache et d’autres langues à Madagascar et d’ainsi contribuer aux publications de l’ODSEF.

 

M. Richard DACKAM-NGATCHOU lors de son séjour à l’ODSEF
(18 février au 30 juin 2013)

Richard Dackam-Ngatchou, enseignant chercheur à l’IFORD à l’Université de Yaoundé II (1981-1991), Conseiller régional des Nations Unies en analyse et recherche démographique (1991-2004), Représentant de l’UNFPA (2005-2012), a pris sa retraite anticipée des Nations Unies pour revenir à la recherche. L’ODSEF et l’ensemble de la communauté des chercheurs s’en réjouissent évidemment. Ses travaux portent sur l’évaluation des programmes de population en général et sur l’évaluation des recensements de la population et de l’habitation en particulier. C’est dans ce cadre qu’il a pu effectuer à l’Université Laval un séjour de recherche à l’ODSEF qui lui a permis de revisiter les approches méthodologiques d’évaluation des recensements, notamment sur la complétude et l’exactitude des résultats. L’étude de Richard Dackam présente quelques points à prendre en compte lors de l’évaluation des produits du recensement en examinant, pour chaque produit, la pertinence, l’exactitude, la comparabilité, la cohérence, l’actualité, la clarté et enfin l’accessibilité aux métadonnées. De ce point de vue, l’étude propose une critique sans concession des méthodes indirectes appliquées depuis les recensements des années 1960 qui, d’après Richard Dackam, ne sont plus pertinentes.

En plus de ces critères qu’il recommande pour l’évaluation des projets de recensement, le travail en cours de Richard Dackam à l’ODSEF conduit à évaluer un recensement de la population comme tout projet de développement qui a pour finalité d’aider à une meilleure conception et une meilleure gouvernance des programmes de développement économique et social. Une utilisation immédiate du produit de son étude publiée par l’ODSEF sera l’application de sa grille d’évaluation sur les recensements des pays de l’espace francophone.

Durant son séjour à Québec, Richard Dackam Ngatchou a a pu découvrir l’intérêt pour les chercheurs d’avoir accès au fonds documentaire Gregory-Piché de l’ODSEF, un fonds qui offre en accès libre et en format numérique des documents essentiels pour bien comprendre les recensements africains des années 1950 à 2000. Enfin, soulignons que Richard Dackam Ngatchou a profité de son séjour au Québec pour présenter en avril 2013 une conférence au département de démographie de l’Université de Montréal sur « les leçons apprises de trente ans de recensements en Afrique ».

 

M. Pascal Kapagama lors de son séjour à l’ODSEF en 2013.

Pascal Kapagama est sociologue (Ph D.) et enseignant à l’Université de Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) ainsi qu'à l’Université Laval en tant que professeur invité au Département de sociologie (2011-2013). Il est impliqué dans plusieurs activités de l’ODSEF depuis sa création à la suite de la Déclaration de Québec de juin 2007 sur la sauvegarde et la mise en valeur des recensements africains, dont il est l’un des cosignataires. À ce titre, il participe chaque année à diverses activités de l’ODSEF dont il est également collaborateur et chercheur associé. Il représente l’ODSEF à Kinshasa en tant que superviseur scientifique de l’atelier de numérisation des données du recensement de 1984. Cet atelier fonctionne depuis 2011 grâce à un partenariat entre l’ODSEF, l’Institut National de la Statistique (INS) et l’UNFPA. Les préoccupations de recherche de Pascal couvrent diverses thématiques. Cependant, en rapport avec ses activités à l’ODSEF, en plus de s’intéresser aux données du recensement de 1984, il est préoccupé par les dynamiques sociolinguistiques en RDC, afin d’analyser l’avenir du français et des langues nationales d'une part, et en ce qui a trait à la maîtrise de cette langue française en cours de la formation scolaire d'autre part. Un rapport de recherche sur les dynamiques sociolinguistiques en RDC est en préparation en plus d’une réflexion sur différentes enquêtes nationales à ce propos.

 

 

M. Jean-François Kobiané lors de son séjour à l’ODSEF en 2013

La direction de l’ODSEF était très heureuse d’accueillir dans ses murs, tout au long du mois de mars 2013, Monsieur Jean-François Kobiané, un chercheur grandement associé aux travaux de l’ODSEF depuis sa création et qui est directeur de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université de Ouagadougou. L’ISSP est une institution de pointe dans le domaine des études de population et qui bénéficie du label de « Centre d'Excellence Régional» de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Jean-François est détenteur d’un doctorat en démographie de l’Université catholique de Louvain (UCL/Louvain-la-Neuve) et a obtenu une bourse postdoctorale de la Fondation Mellon qui l’a conduit à séjourner à l’Université de Montréal en 2003-2006. Depuis 2012, il est président de l’Union pour l’Étude de la Population Africaine (UÉPA). Jean-François participe à titre de cochercheur ou de collaborateur à plusieurs des projets de recherche avec le directeur de l’ODSEF, Richard Marcoux. Il a profité de son passage à Québec pour avancer l’étude qu’il prépare concernant l’utilisation des données de recensement pour la création de typologies et/ou d’échelles de statuts socio-économiques des ménages africains. Il faut en effet préciser que les données des recensements en Afrique se prêtent particulièrement bien à l’élaboration de ce type d’approches avec d’importantes informations sur les équipements que possèdent les ménages qui s’ajoutent aux informations sur la qualité des habitations et sur les activités économiques des membres de chaque ménage. Les travaux de Jean-François devraient être particulièrement utiles pour les chercheurs de l’ODSEF dans les années à venir.

 

M. Philippe Bocquier lors de son passage à l’ODSEF en mai 2013

L’ODSEF a profité du 81e Congrès de l’ACFAS qui se tenait à l’Université Laval en 2013 pour organiser différentes rencontres avec des chercheurs qui participaient à cette grande manifestation scientifique qui réunissait cette année plus de 6 000 participants. Fondée en 1923 sous le nom d’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), elle est renommée en 2001 Association francophone pour le savoir afin de mieux refléter ses activités et son dynamisme. L’un des colloques scientifiques qu’abritait le Congrès de l’ACFAS de 2013 était celui de l’Association des démographes du Québecqui portait sur le thème «Les populations à travers l'espace». Comme à chaque année, le colloque des démographes québécois offre une tribune intéressante aux chercheurs internationaux pour présenter leurs travaux; plusieurs de ces chercheurs sont des collaborateurs de l’ODSEF. C’est ainsi que Christophe Berguouignan, professeur à l’Université de Bordeaux IV, a pu profiter de son passage à Québec pour rencontrer avec Richard Marcoux les différents partenaires associés à la mise en place d’un microprogramme en «Population et statistique sociale». Rappelons que la mise en place de ce programme de 2e cycle s’inscrit dans les activités d’enseignement prévues dans le cadre des accords de collaboration entre les universités de Bordeaux et l’Université Laval.  Le microprogramme s’appuie sur quatre cours en ligne qui pourront être suivis au cours d’une même année scolaire et il devrait recevoir sa première cohorte d’étudiants en septembre 2014.

L’ODSEF a également profité du passage à Québec de Philippe Bocquier, professeur au Centre de Recherche en Démographie et Sociétés de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve en Belgique. Celui-ci participait également au Congrès de l’ACFAS pour y présenter ses travaux sur les transitions urbaines et démographiques en privilégiant une perspective historique et comparative. Démographe africaniste avec lequel le Directeur de l’ODSEF entretient de nombreuses collaborations scientifiques depuis plus de 20 ans, le professeur Bocquier a pu faire état des activités que mènent les chercheurs belges du Centre de Recherche en Démographie et Sociétés de l’UCL et examiner les collaborations possibles avec l’ODSEF de l’Université Laval.

 

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2012

Dans le cadre de son Programme d’accueil de chercheurs à l’Université Laval et pour une troisième année consécutive, l’ODSEF a accueilli cet été une douzaine de chercheurs et d’analystes africains provenant des pays de l’Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, République démocratique du Congo et Tchad). L’objectif de ces séjours de recherche consiste à mettre en valeur les données des recensements de population des pays africains. Afin d’épauler l’équipe de l’ODSEF pour assurer un encadrement de qualité aux chercheurs dans le suivi de leurs travaux les démographes expérimentés que sont Victor Piché et Réjean Lachapelle ont chacun pu séjourner à Québec pendant un mois. 

Victor Piché à l'ODSEF, Été 2012

Victor Piché est né à North Bay en Ontario.  Il a d’abord fait des études de premier et deuxième cycles en sociologie à l’Université d’Ottawa pour ensuite poursuivre des études doctorales à l’Université Cornell et ainsi obtenir son PhD en 1974. Il a été professeur au Département de démographie de l’Université de Montréal de 1972 à 2006, un département qu’il a dirigé de 1993 à 2000. Il a été directeur de nombreux programmes de recherche et de formation dans le domaine de la démographie, notamment du Programme Population et Développement au Sahel (PPDS) de 1988 à 1995 et le Programme Population et Santé en Afrique (PPSA) de 2000 à 2006. Victor Piché a dirigé plus d’une centaine d’étudiants à la maîtrise et au doctorat et publier plus de 200 articles scientifique, chapitres de livre ou ouvrages. Chercheur d’action cet intellectuel a toujours privilégié une approche large des questions de population. Puisant dans les approches méthodologiques de plusieurs disciplines, il s’est toujours nourri des perspectives théoriques critiques et a pu alimenter, par ses réflexions et ses interventions, de nombreux chercheurs qui travaillent sur l’Afrique. Professeur honoraire à l’Université de Montréal, il est actuellement chercheur associé à la Chaire Oppenheimer en droit international public de l’Université McGill. Il a séjourné à l’ODSEF durant tout le mois de juin 2012.

Réjean Lachapelle à l'ODSEF,  Été 2012

Né à Montréal, Réjean Lachapelle a fait des études en anthropologie et en démographie à l'Université de Montréal, puis, à Paris, en génétique des populations et en épidémiologie. Au début des années 1970, il a été professeur adjoint de démographie et de statistique à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. De 1975 à 1979, il a effectué et coordonné, à l'Institut de recherches politiques, des travaux sur la situation des groupes linguistiques au Canada. Il a ensuite dirigé pendant quatre ans la Direction de la recherche du ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration du Québec. De 1984 à 2011, il a occupé plusieurs postes à Statistique Canada, dont celui de directeur de la Division de la démographie et directeur de la Division des études démolinguistiques. Président de l'Association des démographes du Québec en 1976-1977, il a également présidé la Fédération canadienne de démographie de 1990 à 1993. Il a publié de nombreux articles sur la situation des groupes linguistiques, sur l’immigration, sur la fécondité ainsi que sur les estimations et les projections démographiques.  Il est actuellement chercheur associé au Centre Urbanisation, culture et société de l’Institut national de recherche scientifiques (INRS). Il a séjourné à l’ODSEF en juin et juillet 2012 et a pu participer activement au orum mondial de la langue française qui s’est tenu à Québec durant la première semaine du mois de juillet.

 

Mme Doria Deza à l'ODSEF à l'été 2012

Démographe diplômée de l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) à Yaoundé (Cameroun), Doria DEZA est chargée d’études au Département de démographie et des statistiques sociales (DDSS) à l’Institut National de la Statistique de Côte d’Ivoire. Elle participe à la réalisation du 4ème  Recensement général de la population et de l’habitat de 2012 dont les travaux préparatoires sont actuellement en cours en Côte d’Ivoire. Dans le cadre dudit recensement elle a élaboré un plan d’analyse sur la situation sociodémographique des personnes handicapées. Son séjour à l’ODSEF, du 1 juin au 15 juillet 2012, lui a permis de faire une analyse des données du recensement de 1998 axée sur les variations ethniques concernant l’alphabétisation en langue française en Côte d’Ivoire. A travers cette étude, elle aborde la politique linguistique en vigueur en Côte d’Ivoire, présente les grands groupes ethniques de Côte d’Ivoire et évalue les facteurs sociodémographiques favorables à l’émergence de la langue française en Côte d’Ivoire. Le passage de Doria à Québec devrait permettre de débuter des collaborations plus étroites entre l’ODSEF et l’INS Côte d’Ivoire de façon à assurer la sauvegarde et la mise en valeur des recensements ivoiriens.

M. Norbert Kpadonou à l'ODSEF à l'été 2012

Norbert KPADONOU est titulaire d’un master en économie publique et statistique appliquée et est actuellement assistant de recherche auProgramme Famille Genre et Activités en Afrique Subsaharienne(FAGEAC) du Centre de Formation et de Recherche en matière de Population (CEFORP) de l’université d’Abomey-Calavi au Bénin et à l’Institut de Recherche pour le Développement(IRD). Dans le cadre de ce programme de recherche, il a exploité les données des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) afin d’étudier la structure des ménages du Bénin, du Burkina Faso et du Togo. Il a également analysé l’effet de la fécondité sur le travail des femmes à Cotonou.

Lors de son séjour à l’ODSEF, en juin-juillet 2012, Norbert a étudié la scolarisation des enfants orphelins du Bénin à partir des données du troisième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH3, 2002). Il utilise une approche comparative basée sur quatre catégories d’enfants (non-orphelins non confiés, non-orphelins confiés, orphelins non confiés et orphelins confiés) pour saisir les écarts de fréquentation scolaire dus au décès des parents ou au confiage des enfants. L’étude qui sera publié dans la collection «Rapport de recherche de l’ODSEF» a aussi abordé d’autres caractéristiques sociales et démographiques des enfants orphelins.

 

Mme Chata Malé à l'ODSEF à l'été 2012

Chata Malé est analyste statisticienne à l’Institut National de la Statistique du Mali depuis 2009. Elle est également inscrite au programme de maîtrise en démographie offert au Centre montréalais «Urbanisation, culture et société» de l’Institut national de recherche scientifique (INRS). Elle a effectué un stage de 2 mois à l’ODSEF, en juin et juillet 2012. Il s’agit de son second séjour à l’Université Laval depuis la création de l’ODSEF.  Ses travaux de recherche ont porté sur l’exploitation des données des recensements de 1976, de 1987, de 1998 et de 2009 pour l’analyse de la thématique « Migration dans l’enfance, mesure du phénomène et liens avec la scolarisation » qui donnera lieu à une publication avec la collaboration de Marc Pilon,  Démographe, Directeur de recherche à l’IRD.

L’existence d’informations relatives au lieu de naissance, au lieu de résidence au moment du recensement et au lieu de résidence antérieure permet de créer une variable « statut migratoire » des enfants, combinant ainsi les trois lieux de résidence. Après avoir discuté de la qualité des données collectées et exposé les limites relatives à ces données censitaires pour appréhender le phénomène migratoire, les principaux résultats sont présentés en termes de  mesure de l’intensité du phénomène migratoire dans l’enfance (aux différents âges et par sexe), d’une caractérisation du profil des enfants migrants s’appuyant notamment sur une approche spatiale.

 

M. Alphone Mingnimon à l'ODSEF à l'été 2012

Alphonse Mingnimon AFFO est sociologue anthropologue et spécialiste des questions de population). Chercheur au Centre de formation et de recherche en matière de population (CEFORP) entre 2002 et 2007, il prépare actuellement une thèse en sociologie du développement surl’activité ancillaire chez les enfants à Cotonouà l’université d’Abomey Calavi. Il a par ailleurs réalisé plusieurs travaux de recherche auprès des agences des Nations Unies et de certaines ONG qui s’intéressent aux questions de santé, de protection et d’éducation. En effet, depuis une dizaine d’années, il apporte assistance à diverses structures (UNICEF, ONUSIDA, COWI, UNFPA, ONG Africare, ONG Plan-Bénin, ONG PSI-Benin, Projet Corridor Abidjan-Lagos, etc.) de promotion sociale, de valorisation des ressources humaines pour évaluer leurs actions et les aider à développer des stratégies appropriées.

Pendant son séjour à l’ODSEF (1erjuin au 15 juillet 2012), il s’est intéressé à l’évolution du travail des enfants à partir des données des recensements de population de 1992 et 2002 au Bénin. Ces travaux ont abouti un rapport dont l’une des conclusions est que le travail des enfants est en recul au cours de la décennie 1992-2012 en raison de la politique d’incitation à la scolarisation. Malgré ce résultat positif il faut néanmoins noter que plus du quart des enfants de 6-13 ans est encore actif (dont beaucoup de filles) alors qu’ils auraient dû être à l’école.

M. Adama Diallo à l'ODSEF à l'été 2012

Adama Diallo est Ingénieur de la statistique au Département des Statistiques Démographiques et Sociales de l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Mali. Il a auparavant travaillé dans le Département des Enquêtes auprès des ménages. Aussi, Il participe en ce moment au Mali à l’analyse des  thèmes relatifs au dernier recensement du Mali (RGPH-2009) notamment sur le thème  "Éducation et  scolarisation au Mali".

Au cours de  son séjour de 6 semaines à l’ODSE, du 1erjuin au 15 juillet 2012, M. Diallo a travaillé sur la dynamique  des langues locales et du français au Mali, à travers l’exploitation des données des trois derniers recensements maliens. Il s’agissait  de compléter le rapport de l’ODSEF déjà publié par l’ODSEF à partir des données des recensements de 1987 et 1998 et ce, en mettant à jour les tendances observées à partir des données du recensement de 2009.  Par ailleurs M. Diallo a consacré une partie de son séjour à un autre projet intitulé" Transfert linguistique intergénérationnel et dynamique des langues au Mali".Il s’agissait dans ce second thème, d’analyser les déterminants qui influent la langue parlée par les enfants, selon certaines caractéristiques du ménage et des parents.

 

M. Patrice Tanang à l'ODSEF de février à juillet 2012

Patrice Tanang Tchouala est démographe, assistant de recherche à l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD) à Yaoundé (Cameroun). Ses principaux intérêts de recherche sont la santé de la reproduction, la santé des enfants et l’éducation.  Son séjour de recherche à l’ODSEF d’une durée de cinq mois (février- juillet 2012) s’inscrivait dans le cadre du Programme canadien de bourse du Commonwealth. Ce séjour de recherche a permis à Patrice  de valoriser le patrimoine démographique camerounais en analysant les dynamiques démolinguistiques au Cameroun à travers les données des recensements de la population de 1987 et de 2005.  Ce travail de traitement de données a pu se faire avec  Hervé Efon du Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP) et fait l’objet d’un document publié dans la collection «Rapport de recherche de l’ODSEF».

Il ressort principalement de cette étude, pour ce qui est des langues nationales, que 5,6% des personnes âgées de 12 ans ou plus sont alphabétisées dans celles-ci. A y regarder de près, force est de constater que les alphabètes des 85 langues nationales recensées lors du RGPH de 2005 se retrouvent, pour l’essentiel, parmi les individus nés avant les années d’indépendance. En dépit des expériences pilotes d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le système éducatif formel au Cameroun, l’absence d’une véritable politique d’aménagement linguistique condamne ces langues nationales à un sous-équipement terminologique. S’agissant des langues officielles (français et anglais) au Cameroun, la proportion des personnes alphabétisées dans au moins une d’entre elles ne cesse de croître au fil des années passant de 53,3% en 1987 à 71,2% en 2005. Toutefois, l’étude révèle au regard de l’évolution du poids démographique des francophones, des anglophones et des personnes bilingues, que la nation camerounaise a évolué vers une « juxtaposition linguistique » et non pas vers le plurilinguisme souhaité.

M.Hervé Joël Effon à l'ODSEF à l'été 2012

Après son premier passage à l’ODSEF en 2010, Hervé Joël EFON, Démographe et Chargé d’études à la Cellule des Etudes et de Recherche du Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP) du Cameroun, a été également reçu au programme d’accueil des chercheurs de 2012. Son séjour s’est inscrit dans la collaboration amorcée entre l’ODSEF et le BUCREP, et notamment à travers la poursuite des démarches relatives à la numérisation des questionnaires du 3èmeRGPH, et la signature d’un accord de partenariat entre les deux institutions d’une part. D’autre part, il s’est agi au cours de ce séjour, de rédiger un rapport de recherche relatif aux dynamiques démolinguistiques au Cameroun de 1960 à 2005, en collaboration avec Patrice TANANG, Assistant à l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD). De plus, ce séjour aura été marqué par la participation au tout premier forum mondial sur la langue française, à travers entre autres, la participation à un de ses ateliers spécifiques intitulé la « Numérisation du patrimoine mondial démographique et culturel et les enjeux pour les pays francophones ».

 

M. Dramane Boly à l'ODSEF à l'été 2012

Démographe à l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso), Dramane BOLY a été accueilli à l’Observatoire Démographique et Statistique de l’Espace Francophone (ODSEF) de juillet à août 2012. Son centre d’intérêt porte sur les questions de population et d’éducation : stratégie familiale et scolarisation, population vulnérable et scolarisation, acquis scolaires, etc. Il a profité de son séjour à l’ODSEF pour travailler sur l’étude intitulée : « Alphabétisation au Burkina Faso : problématique de mesure et évolution des profils ». L’étude vient à la suite d’une autre réalisée en 2009 sur la dynamique des langues locales et de la langue française au Burkina Faso. Elle a permis d’élucider les difficultés de mesure de l’alphabétisation dans les opérations de collecte des données réalisées par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) et de décrire l’évolution des profils sociodémographiques et économiques des personnes alphabétisées au Burkina Faso. Par ailleurs, il ressort de l’étude une mesure différenciée de l’alphabétisation entre certaines opérations de collecte et une sous alphabétisation dans le temps de certaines catégories sociales (filles, personnes résidant en milieu rural, etc.).

M. Alexis Loye à l'ODSEF à l'été 2012

LOYE Alexis Salvador est Démographe à l'Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) de l'université de Ouagadougou. Il est rattaché à l'unité de recherche Population-Éducation et travaille comme assistant du projet "Appui au Suivi-évaluation des projets de la Banque Mondiale dans les secteurs éducation et santé au Burkina". Dans le cadre de ce projet, il a coordonné l'enquête de base du projet en vue de l'évaluation d'impact et dont les résultats préliminaires ont été présentés à la Banque mondiale (Washington) en juillet 2012. Auparavant il a travaillé à l'Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) où il a participé aux analyses thématiques du recensement de 2006. Dans le domaine des projets de développement, il s'intéresse aux évaluations (évaluations d'impact, participative et à mi-parcours), à l'intégration du genre et des droits humains dans le suivi-évaluation. Dans le domaine des sciences sociales (démographie), il s'intéresse aux questions d'éducation (analyse de la performance du système éducatif, analyse des parcours scolaires), la santé et la migration. Pendant son séjour à l'ODSEF, il a travaillé en étroite collaboration avec Rejean LACHAPELLE sur la problématique de l'apprentissage de la langue française au Burkina Faso en mettant un accent particulier sur la population orpheline. Les conditions favorables du séjour en l'occurrence la disponibilité de l'équipe de l'ODSEF ont permis d'avancer considérablement dans les travaux de recherche.

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2011

 

Mme Sara Randall lors de son séjour à l’ODSEF en 2011

Professeure au Département d’anthropologie à University College of London(Londres, Grande-Bretagne), Sara Randall a été accueillie à l’ODSEF à l’Université Laval en août et septembre 2011. Au cours de son séjour, elle a pu favoriser la mise en valeur des micro-données des recensements maliens de 1987 et 1998 afin d’analyser les transformations qui ont caractérisé les populations nomades de ce pays au cours des dernières décennies. S’appuyant en partie sur les travaux qu’elle mène au Mali depuis plus de trente ans, elle a ainsi pu dégager les effets d’un ensemble de phénomènes qui semblent avoir largement perturbé les modes de vies des nomades de ce pays du Sahel, notamment les migrations forcées des premiers nomades vers les pays voisins du Mali de même que celles liées aux diverses rébellions. Les données des deux recensements maliens ont permis à la professeure Randall de proposer différentes estimations du nombre absolu de nomades avant et après ces divers événements. D’autres variables telles que la langue maternelle, le bien-être de ces populations - mesuré ici à partir des caractéristiques de l’habitat,- la scolarisation et le travail des enfants, ont également été utilisées afin de rendre compte des conditions de vie des nomades maliens à travers le temps. Au cours de son séjour, la professeure Randall a bénéficié de l’appui de Marie-Eve Harton, assistante de recherche à l’ODSEF. L’expertise de Marie-Eve dans le domaine de l’exploitation des données de recensement a ainsi favorisé une meilleure utilisation et le jumelage des différents fichiers (individus, ménages, habitat, etc.) des deux recensements du Mali.

 

 

 Mme Joëlle NGOUFO YEMEDI lors de son séjour à l'ODSEF en 2011

En service au Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP) au Cameroun, Mme NGOUFO YEMEDI Joëlle est démographe, chargée d’études, assistante à la Cellule de l’Analyse des Données. Depuis 2005, elle participe aux activités du 3èmerecensement démographique du Cameroun et est corédactrice du rapport d’analyse du 3èmerecensement portant sur l’éducation, intituléScolarisation – Instruction – Alphabétisation. Elle s’intéresse particulièrement à la démographie scolaire et de ce fait aux questions de scolarisation, d’alphabétisation, bref d’éducation.

Pendant son séjour à l’ODSEF, du 16 mai au 27 juin 2011, son thème de recherche était axé sur l’éducation des populations vulnérables, particulièrement celle des orphelins. L’étude, intitulée« Scolarisation et alphabétisation des orphelins au Cameroun : une analyse à partir des données du 3èmeRecensement Général de la Population et de l’Habitat »,décrit le profil démographique des orphelins au Cameroun et détermine les niveaux de scolarisation des enfants orphelins ainsi que les niveaux d’alphabétisation des jeunes orphelins. Par ailleurs, il mesure les écarts de scolarisation et d’alphabétisation entre les orphelins et les autres enfants et jeunes (non orphelins et enfants à survie du parent indéterminée).

En outre, un projet de numérisation des questionnaires du 3èmerecensement est envisagé en vue d’une collaboration entre l’ODSEF et le BUCREP. A cet effet, le séjour à l’ODSEF de Joëlle a permis de partager l’expérience canadienne en matière de numérisation des questionnaires de recensements et de sauvegarde du patrimoine démographique. Ce partage d’expériences s’est fait à travers des exposés, des discussions et des visites de sites de sauvegarde.

 

 M. Barthélémy KALAMBAYI BANZA lors de son séjour à l'ODSEF en 2011

Barthélemy KALAMBAYI BANZA (Ph.D. en démographie) est professeur associé et chef du département des Sciences de la Population et du Développement de l’Université de Kinshasa en République Démocratique du Congo. Ses recherches portent sur la sexualité, la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Les autres dimensions de la jeunesse l’intéressent également, notamment la scolarisation, le travail des enfants et la démographie des ménages. C’est dans le cadre de ce dernier domaine qu’il a réalisé, au mois d’avril 2011, une étude exploratoire sur la dynamique démolinguistique dans trois quartiers de la ville de Kinshasa. Son séjour à l’ODSEF lui a permis d’analyser les données de cette enquête et de rédiger un rapport de recherche. Cette étude a révélé, non seulement un bon positionnement de la langue française (qui occupe la deuxième position après le lingala), mais aussi un recul des autres langues nationales principalement le kikongo. On pourrait donc dire que le rapport de cette recherche est un véritable outil de plaidoyer pour la promotion, tant pour les quatre langues nationales reconnues par la Constitution de la RD-Congo que pour les langues vernaculaires qui sont en constante disparition, pourtant éléments de l’identité socioculturelle des congolais.

Barthélemy KALAMBAYI BANZA a également mis à profit son séjour à l’ODSEF pour travailler avec ses collègues de cet observatoire sur le projet de numérisation des questionnaires de l’unique recensement scientifique que la RD-Congo a réalisé en 1984. Ce projet auquel participent le Fonds des Nations Unies pour la Population/RD-Congo, l’Université de Kinshasa et l’Institut National de la Statistique pourrait démarrer ses activités en septembre 2011. En effet, les questionnaires dudit recensement avaient échappé aux pillages des années 1992 et 1993 constituent un patrimoine que l’ODSEF et ses partenaires cherchent à préserver.   

 

M. Ousseini HAMIDOU lors de son séjour à l'ODSEF en 2011

Ingénieur statisticien démographe, Ousseini HAMIDOU est actuellement conseiller du directeur général de l’Institut National de la Statistique du Niger. Il a beaucoup travaillé dans le domaine de la pauvreté à travers l’Unité d’Analyse Avancée de la Pauvreté (UAAP-Niger) du Projet Régional d’Appui aux Cadres Nationaux de Suivi-Evaluation des Stratégies de Réduction de la Pauvreté (PARSEP) dont il est le Coordonnateur. Ce projet a été financé par l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) et le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI). Son passage à l’Observatoire Démographique  et Statistique de l’Espace Francophone (ODSEF) a porté sur le thème « Évolution de l’alphabétisation dans les principales langues nationales et en français au Niger à partir des données des deux recensements généraux de la population et de l’habitat (1988 et 2001).».

L’objectif global de sa recherche a été de contribuer à une meilleure connaissance  de l’éducation non formelle notamment l’alphabétisation au Niger.  En effet, si le taux d’alphabétisation en français se situe autour de 28,7%, il serait aussi souhaitable  de connaître ceux des autres langues nationales, particulièrement ceux des langues principales afin de mieux asseoir une véritable politique d’alphabétisation du monde rural dans le cadre de la réduction de la pauvreté. De plus, dans le cadre de son travail,  monsieur HAMIDOU a souhaité voir la dynamique de ces langues  nationales par rapport aux autres langues que sont le français et l’anglais au sein des ménages.

Le passage de monsieur Ousseini HAMIDOU à l’ODSEF s’est déroulé du 15 mai  au 25 juin 2011. Il devait aussi permettre de créer un rapprochement institutionnel entre l’ODSEF et l’INS du Niger dans le cadre de la numérisation des données des recensements généraux de la population et de l’habitat réalisés au Niger. 

 

 

M. Candide Mahouton ATODJINOU lors de son séjour à l'ODSEF en 2011

Ingénieur démographe, Candide ATODJINOU est assistant de recherche au Centre de Formation et de Recherche en matière de Population du Bénin basé à Cotonou, un centre gouvernemental relevant de l’Université d’Abomey-Calavi. Il a effectué son séjour de recherche à l’ODSEF du 02 mai au 12 juin 2011 en travaillant sur les données des recensements de l’ère du renouveau démocratique du Bénin, ceux de 1992 et de 2002.   Son projet de recherche portait sur la dynamique des langues locales et de la langue française  au Bénin. Après une vue globale sur les langues nationales et l’évolution du niveau d’alphabétisation de celles-ci, sur la base des informations recueillies sur l’éducation, il a pu dresser l’évolution de la population francophone du Bénin.

Pour Candide, à l’ère du troisième millénaire, de la mondialisation et de la globalisation, la connaissance et la maîtrise de la langue pouvant permettre au Bénin de s’ouvrir sur l’échiquier internationale est un impératif pour faciliter les échanges en vue de la création de la richesse, gage du développement. Cette condition nécessaire n’est pas aussi suffisante car on ne peut gouverner un pays, éduquer une population, administrer, rendre justice et démocratiser à travers une langue que le plus grand nombre de citoyens ne comprend pas. Le simple déficit de communication peut hypothéquer le développement. La politique de mise en valeur des langues nationales étant toujours en examen, il urge donc pour le Bénin, de renforcer la capacité de la population à maîtriser la langue française en mettant beaucoup plus un accent particulier sur  la qualité des enseignements en français. Par ailleurs, il suggère qu’une seule langue locale soit retenue à l’issue de la phase d’expérimentation des langues nationales dans le but d’associer tous les béninois autour d’une même langue afin de mettre en valeur la culture béninoise, faciliter les échanges et l’unité nationale.

 

  Mme Thi Ngoc Lan NGUYEN lors de son séjour à l’ODSEF en 2011

Thi Ngoc Lan NGUYEN est analyste au Bureau national des statistiques du Vietnam, situé à Hanoi au Vietnam où elle fait partie de la division des statistiques sur la population et l’emploi. Lan a travaillé de près sur le recensement national du Vietnam de 2009 et était l’une des personnes responsables d’une monographie du recensement de 2009 sur la mortalité. Elle travaille aussi sur des enquêtes nationales, telle que l’enquête nationale sur l’emploi. Lan a profité de son séjour à l’ODSEF (mai-juin 2011) pour travailler sur un projet de comparaison des données des recensements de 1989, de 1999 et de 2009 en collaboration avec Danièle Bélanger, chercheure invitée à l’ODSEF en 2010-2011. Le but de l’analyse était de comparer dix indicateurs d’égalité entre hommes et femmes à partir de trois bases de micro-données issues des recensements. La recherche s’est soldée par un premier portrait des changements en matière de genre sur le marché du travail, dans l’éducation et sur la mortalité sur une période de deux décennies. Cette analyse pionnière a aussi permis la préparation des fichiers de données afin de procéder à d’autres analyses à partir des trois recensements.

 

 Mme Thi Thuy Oanh NGUYEN lors de son séjour à l’ODSEF en 2011

Thi Thuy Oanh NGUYEN est analyste au Bureau national des statistiques du Vietnam, situé à Hanoi au Vietnam où elle travaille à la division des Statistiques sur la population et l’emploi. Son séjour à l’ODSEF s’est déroulé en mai et juin 2011 et ses activités de recherche ont porté sur l’exploitation des données des recensements de 1989, de 1999 et de 2009 en vu de les comparer avec la collaboration de Danièle Bélanger, chercheure invitée à l’ODSEF en 2010-2011. Le but de l’analyse était de mesurer dix indicateurs d’égalité entre hommes et femmes à partir de trois bases de micro-données issues des recensements. La recherche s’est soldée par le premier portrait des changements en matière de genre sur le marché du travail, en éducation et sur la mortalité sur une période de vingt ans. Cette analyse novatrice a aussi permis la préparation des fichiers de données afin de procéder à d’autres analyses à partir des trois recensements.

 

  Mme Giang Linh TRAN lors de son séjour à l’ODSEF en 2011

Giang Linh TRAN est chercheure séniore à l’Institut pour le développement social de Hanoi au Vietnam, un institut de recherche indépendant fondé en 2005. Son séjour à l’ODSEF s’est tenu au mois de mai 2011 et son travail a porté sur les migrations internationales des femmes vietnamiennes au sein de l’Asie. Ce projet, tout comme son séjour à l’ODSEF, a été financé par le Centre de recherche pour le développement international du Canada (CRDI). Elle a travaillé en collaboration avec la directrice de ce projet, Danièle Bélanger, chercheure invitée à l’ODSEF en 2010-2011. Linh détient une maîtrise en sociologie de l’Université Western Ontario, où elle a étudié sous la direction de Danièle Bélanger de 2006 à 2008. Elle se spécialise sur les questions de genre, de migration et de développement.

 

   

 Mme Thi Van NGUYEN lors de son séjour à l’ODSEF en 2011

Thi Van NGUYEN est chercheure à l’Institut de sociologie de Hanoi, un institut gouvernemental relevant du Centre national des sciences sociales et humaines du Vietnam. Van a une longue expérience de terrain et a travaillé sur un grand nombre de projets à travers toutes les régions du Vietnam. Sa visite à l’ODSEF en mai 2011 a été financée par le Centre de recherche pour le développement international du Canada (CRDI). Pendant son séjour, elle a analysé des données portant sur les travailleurs migrants du Vietnam qui ont travaillé en Corée du sud. Van a travaillé en partenariat avec Danièle Bélanger, chercheure invitée à l’ODSEF en 2010-2011, avec qui elle collabore à différents projets de recherche sur le Vietnam depuis 1994. 

 

Danièle Bélanger, Professeure au Département de sociologie de l’université Western Ontario (London), a été accueillie à l'ODSEF pendant l'année académique (2010-2011) dans le cadre de ses recherches.

Professeure au Département de sociologie de l’université Western Ontario (London), Danièle Bélanger a été accueillie à l'ODSEF à l’Université Laval pendant l'année académique 2010-2011 et ce, dans le cadre de son année sabbatique. Ses recherches portent sur le Vietnam ainsi que sur d'autres pays d'Asie et ce, depuis près de vingt ans. Pendant son séjour à l'ODSEF, elle a travaillé avec des membres du Bureau des statistiques du Vietnam afin d'effectuer une analyse des questions de genre en s’appuyant sur les micro-données des recensements vietnamiens de 1989, 1999 et 2009. Suite à l'élaboration du projet d'analyse, ses collègues Nguyen Thi Thuy Oanh et Nguyen Thi Ngoc Lan, toutes deux analystes au Bureau des statistiques du Vietnam, sont venues en mission à l’Université Laval  en mai 2011 dans le cadre du programme d’accueil de chercheurs de l’ODSEF. Par ailleurs, Danièle a profité de son séjour à Québec pour poursuive ses activités de recherche sur les migrations en Asie dans le cadre d’un projet financé par le Centre de recherche pour le développement international du Canada (CRDI). Ses collègues Nguyen Thi Van et Tran Gianh Linh de l’Institut pour le développement social de Hanoi sont venues travailler sur des données de ce projet pendant le mois de mai 2011. Enfin, des échanges avec les responsables de l'Académie des sciences sociales du Vietnam sont en cours afin d'envisager la participation éventuelle de l'ODSEF à l'Université régionale d'été des sciences sociales (Asie). Cette université d'été, qui offre des formations annuelles à Hanoi au Vietnam, attire de quarante à soixante étudiants et chercheurs francophones de l'Asie. Danièle demeure associée à l'ODSEF et prévoit le développement de nouvelles activités dans les pays d'Asie membres de la francophonie pour l'année 2012-2013.

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2010

 M. Mouftaou AMADOU SANNI  lors de son séjour à l'ODSEF en 2010

Mouftaou Amadou Sanni (Ph.D. en démographie) est Professeur Assistant, Directeur du Centre de Formation et de Recherche en matière de Population (CEFORP) et Coordonnateur du programme de Master en Population et Dynamiques Urbaines de l’Université d’Abomey-Calavi à Cotonou. Ses activités de recherche portent sur l’évolution des comportements matrimoniaux et des relations de genre dans le golfe du Bénin, leur impact sur la scolarisation et la santé de la reproduction. Son séjour à l’ODSEF en janvier et février 2010 s’est inscrit dans le cadre des activités d’une Action de recherche en réseau du Réseau « Dynamiques démographiques et sociétés » de l’AUF qui porte sur le thème « Dynamiques matrimoniales dans le golfe du Bénin : tendances longues et changements récents ». Cette recherche, réalisée en collaboration avec Véronique Hertrich de l’INED (Paris) et Kokou Vignikin de l’URD (Lomé), vise à préciser les dynamiques matrimoniales contemporaines dans le golfe du Bénin, en s’appuyant sur les recensements de la population et les autres opérations statistiques réalisées au Togo et au Bénin. Après avoir traité les bases de données et affiné les questions spécifiques de recherche, le séjour de Mouftaou Amadou Sanni lui a permis de traiter et d’exploiter en profondeur les données des deux derniers recensements de la population du Bénin (1992 et 2002) pour l’analyse quantitative des unions polygamiques avec séparation des logements des coépouses et leur évolution entre les deux opérations. Tirant profit, par ailleurs, des données exploitées lors de son séjour à l’ODSEF, Mouftaou Amadou Sanni a examiné les possibilités d’une analyse approfondie des trois recensements du Bénin afin de dresser le paysage sociolinguistique, ses changements et son évolution au fil du temps (de 1979 à 2002). Les échanges avec la direction de l’ODSEF à ce propos ont permis d’envisager un projet qui permettrait d’élargir leur collaboration afin d’y associer un cadre-chercheur de la direction nationale de la statistique du Bénin.

 

      

Mme Assa Gakou-Doumbia lors de son séjour à l’ODSEF en 2010

Ingénieure des travaux statistiques, Mme Assa Gakou-Doumbia occupe actuellement le poste de Chef de division des statistiques démographiques et de Directrice technique du Bureau central du recensement de l’INSAT (Institut National de la Statistique) au Mali. Elle était notamment au cœur des travaux de collecte de données du tout dernier recensement du Mali, celui de mai 2009 et elle supervise maintenant les travaux de codification et de saisie des informations recueillies. Elle a effectué son séjour de recherche à Québec du 1erjuin au 14 juillet 2010 et ce, dans le cadre de l’accord de collaboration entre l’ODSEF et l’INSAT. Son projet de recherche intitulé « Validation des données des recensements de 1976 et 1987 du Mali : des propositions vers l’amélioration de la qualité des données récupérées »s’inscrit dans la continuité des travaux menés en 2009 par deux autres membres de l’INSTAT, Mlle Chata Mallé et M. Idrissa Diakité, qui ont travaillé sur les bases de données des trois premiers recensements du Mali (1976, 1987 et 1998). L’objectif de Mme Gakou-Doumbia durant son séjour à l’Université Laval a été de valider les données des recensements de 1976 et d’identifier des pistes d’actions pour améliorer la qualité des données récupérées. Elle a également mené des investigations plus poussées de façon à mieux circonscrire le travail de ressaisie à faire à partir des questionnaires du recensement de 1976 qui ont été récupérés en fichiers images dans le cadre des travaux réalisés à  l’atelier de numérisation de l’INTSAT.  Rappelons que la mise en place de cet atelier de numérisation des questionnaires du recensement de 1976 dans les bureaux de l’INSTAT à Bamako a été rendu possible grâce à un appui financier de l’Institut francophone numérique  (IFN).

   

 

Mme Fatou Bintou NIANG CAMARA lors de son séjour à l’ODSEF en 2010

Mme Fatou Bintou NIANG CAMARA est démographe et travaille depuis 2004 à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal comme experet/administratrice à la Division du Recensement et des Statistiques Démographiques. Son séjour à l’ODSEF s'est déroulé en juin et juillet 2010 et ses activités de recherche ont porté sur l’exploitation des données des recensements du Sénégal de 1976, 1988 et 2002. Elle a notamment travaillé sur l’analyse de la qualité des fichiers de données des recensements de la population dont dispose l’ANSD. Elle a également travaillé sur le thème « Dynamique des langues locales et de la langue française au Sénégal ». Elle a ainsi pu examiner l’évolution des locuteurs des différentes langues locales du Sénégal de 1988 à 2002, tel que le révèlent les données des recensements. Exploitant également les données sur l’éducation et la capacité à lire et écrire en français, Mme CAMARA a pu dresser l’évolution des francophones au Sénégal au cours des dernières années. Madame Camara compte poursuivre ses travaux et  travailler sur les transferts linguistiques pour mieux étayer les premiers résultats sur la dynamique des langues au Sénégal. En outre, elle envisage de récupérer la totalité des données du recensement de 1976 qui ne sont disponibles qu’au 1/10ème. Par ailleurs, l’ODSEF a profité du séjour de Mme CAMARA et du passage à Québec du Dr Cheikh Mbacké, conseiller au programme de population de la Fondation Hewlett en Afrique et professeur associé au département de sociologie de l’Université Laval, pour organiser une rencontre qui a permis d’envisager certaines actions permettant la continuité de la collaboration entre l’ODSEF et l’ANSD.                   

 

M. Hervé Joël EFON ETINZOH lors de son séjour à l’ODSEF en 2010

Démographe Camerounais travaillant depuis 2002 au Bureau Central des Recensements et des Etudes de population (BUCREP), Hervé Joël EON ETINZOH est chargé d’études à la Cellule des Etudes et de la Recherche. Ses domaines d’intérêt concernent principalement les questions de fécondité et de santé de la reproduction. Il a été étroitement associé à la réalisation du 3èmerecensement démographique du Cameroun, celui de 2005, et il est corédacteur des analyses sur le  thème Natalité et Fécondité. C’est d’ailleurs dans l’objectif de la valorisation des données dudit recensement que s’inscrit son séjour à l’ODSEF, en juillet-août 2010. Ses activités de recherche ont porté sur l’estimation de la fécondité à haut risque au Cameroun, à partir du 3èmerecensement général de la population et de l’habitat, avec pour toile de fond la mise en lumière de l’ampleur des maternités précoces, tardives, des primipares et parités nombreuses dans un contexte économique difficile et socioculturel marqué par des pesanteurs culturelles et sociales encore vivaces. Il envisage de poursuivre ses travaux sur ce thème car le BUCREP, en partenariat avec le Ministère de la Santé Publique Camerounaise,  conduira une étude portant sur les accouchements en milieu hospitalier au Cameroun. Hervé a également profité de son séjour à Québec pour travailler avec la direction de l’ODSEF sur un projet concernant  la recherche et la sauvegarde des bases de données des deux premiers recensements du Cameroun, ceux de 1976 et de 1987, réalisés donc plusieurs années avant la création du BUCREP en 1999. Le séjour d’Hervé à Québec devrait permettre de lancer des collaborations plus étroites entre l’ODSEF et le BUCREP de façon à assurer la sauvegarde et la mise en valeur des recensements camerounais et ce, conformément à la Déclaration de Québec sur la sauvegarde et la mise en valeur des recensements africains.

 

M. Sofiane BOUHDIBA lors de son séjour à l’ODSEF en 2010

M. Sofiane Bouhdiba (Ph. D. en Démographie) est Professeur de Démographie à l’Université de Tunis depuis 1999. Ses activités de recherche portent sur l’évolution de la mortalité et de la morbidité dans le monde arabe, avec un intérêt particulier pour les transitions épidémiologiques et les causes de mortalité. Son séjour s’est déroulé en août et septembre 2010 et ses recherches ont porté sur les langues arabe et française dans le système éducatif tunisien. En privilégiant une approche démographique, il examiné en particulier l’évolution de la langue française au sein des programmes d’enseignement scolaire et universitaire, en essayant de mettre à jour les répercussions sur les différentes cohortes scolarisées depuis l'indépendance du pays en 1956. Il a également étudié durant son séjour la représentation de la langue française comme langue d’apprentissage académique en Tunisie. Son étude a porté sur les trois composantes du système éducatif tunisien, public mais également privé : le cycle primaire, le cycle secondaire et l'université. Sofiane Bouhdiba a également profité de son stage pour préparer une communication sur les spécificités de la transition démographique en Tunisie, dans le cadre de la première semaine culturelle organisée par l’Union Générale des Etudiants Africains de l’Université Laval : 50 ans d’indépendances africaines et malgache.

 

M. Issaka Maga HAMIDOU lors de son séjour à l’ODSEF en 2010

M. Issaka Maga HAMIDOU est démographe-sociologue (Ph.D) et est enseignant-chercheur à l’université Abdou Moumouni de Niamey (Niger). Il travaille sur la dynamique des mariages interethniques au Niger à partir des recensements généraux de la population de 1988 et 2001. Plus précisément, sa recherche vise à étudier l’exogamie ethnique, de manière transversale mais également évolutive entre les deux recensements. L’étude repose sur l’hypothèse principale que le processus de modernisation favoriserait également les mariages exogamiques. Dans cette étude qui est aussi multivariée, la modernisation est opérationnalisée par des variables comme l’urbanisation, le niveau d’instruction atteint et l’occupation professionnelle. L’étude cherche également à établir une typologie des mariages interethniques au sein de la société nigérienne. Aussi, Mr. Issaka Maga a profité de son séjour d’accueil à l’ODSEF (du 16 août au 30 septembre 2010) pour effectuer, d’une part, une revue de littérature sur les mariages interethniques et l’ethnicité d’une manière générale. D’autre part, il a mis à profit son séjour pour traiter les données des recensements du Niger et analyser les tableaux produits. Par ailleurs, dans le cadre de la semaine du cinquantenaire des indépendances africaines organisée par l’association des étudiants africains de l’Université Laval, il a préparé une présentation sur le thème intitulé« la population du Niger : un demi siècle d’évolution et perspectives futures ».

 

Collaboration avec Bordeaux
Formation en Population et statistiques sociales des universités de Bordeaux et Laval




Le professeur Christophe Bergouignan, Directeur de l’Institut d’Études Démographiques de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV (IEDUB), entouré de Nicolas Rebière et de Nicolas Belliot, enseignant-chercheurs rattachés à l’IEDUB.

L’ODSEF a eu le plaisir d’accueillir dans ses murs à Québec, pendant les deux dernières semaines du mois d’août,  trois de ses collaborateurs, chercheurs et démographes de Bordeaux. On reconnaît  sur la photo le professeur Christophe Bergouignan, Directeur de l’Institut d’Études Démographiques de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV (IEDUB ), entouré de Nicolas Rebière et Nicolas Belliot, enseignant-chercheurs rattachés à l’IEDUB.  Cette mission d’Aquitaine a permis de poser les premières pierres de la fondation d’un microprogramme de formation en «Population et statistiques sociales».  Ce microprogramme conjoint Bordeaux-Laval, qui pourrait recevoir ses premières cohortes d’étudiants en septembre 2013, s’appuiera largement sur l’enseignement à distance et serait composé de quatre cours offerts sur une période de huit mois.  Les chercheurs de l’IEDUB et de l’ODSEF ont pu échanger sur les contenus des enseignements et sur les ressources offertes par le service d’Appui pédagogique en technologie de l’information (APTI) de la Faculté des sciences sociales et celles en matière d’informations statistiques à la Bibliothèque de l’Université Laval, notamment son Centre GéoStat et le Laboratoire du Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS).

Les candidats reçus (programme d'accueil) et de passage à l'ODSEF en 2009

M. Moussa BOUGMA en compagnie de Mme Chata MALLE lors de son séjour à l’ODSEF en 2009

Moussa Bougma est démographe à l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) du Burkina Faso, basé à Ouagadougou. Il a profité de son séjour d'août à octobre 2009 pour travailler sur les données de trois des quatre recensements de la population qu’a connus le Burkina Faso, ceux de 1985, 1996 et 2006. Les données du premier recensement du Burkina – celui de 1975 – n’étant pas disponibles, l’ODSEF a profité du séjour de Moussa Bougma et du passage à Québec de MmeCécile Zoungrana du UNFPA-Burkina pour organiser une rencontre qui a permis d’envisager certaines actions permettant la sauvegarde et la mise en valeur de ce recensement. Il a ainsi pu examiner l’évolution des locuteurs des différentes langues locales du Burkina de 1985 à 2006, tel que le révèlent les données de recensements. Exploitant également les données sur l’éducation et la capacité à lire et écrire en français, Moussa Bougma a pu dresser l’évolution des francophones au Burkina Faso au cours des trente dernières années.

 

 

Mme Chata MALLE lors de son séjour à l’ODSEF en 2009

Chata MALLE est statisticienne-économiste et est chargée de l’analyse et de l’exploitation de données à l’Institut National de la Statistique du Mali à Bamako. Son séjour s'est déroulé en août et septembre 2009 et ses recherches ont porté sur la mise en valeur des données de recensement de la population pour l’étude fine et détaillée des caractéristiques sociodémographiques à l’échelle des villages. Les travaux qu’elle a menés s’inscrivent dans le cadre d’un projet intitulé « Des arbres et des champs contre la pauvreté au Mali » qui est coordonné par une équipe de laFaculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentationde l'Université Laval etl'Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquéede Katibougou au Mali. Il s’agit d’un projet financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le cadre du volet 2 du Programme de partenariat universitaire en coopération et développement (PUCD) administré par l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Chata Malle a profité de son stage pour exploiter de façon détaillée les données des recensements maliens de 1976, 1987 et 1998 pour les villages des communes de Koulikoro et Méguétan dans la région de Koulikoro.

 

M. Idrissa DIABATE lors de son séjour à l’ODSEF en 2009

Idrissa Diabaté travaille depuis 2007 comme ingénieur de la statistique à l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Mali à Bamako. Son séjour à l’ODSEF s'est déroulé en août et septembre 2009 et ses activités de recherche ont porté sur l’exploitation des données des recensements du Mali de 1976, 1987 et 1998. Il a notamment travaillé sur l’analyse de la qualité des fichiers de données des recensements de la population dont dispose l’INSTAT. Il a également travaillé sur le thème « Dynamique de la langue française et des langues locales au Mali ». Il a plus particulièrement examiné l’évolution du français et des différentes langues nationales parlées au Mali, les transferts linguistiques qui semblent s’opérer entre ces langues dans les différentes régions, de même que les paramètres concernant l’alphabétisation dans ces langues nationales. Travaillant également sur les informations recueillies sur l’éducation, il a pu dresser l’évolution du nombre de personnes sachant lire et/ou écrire en français et leurs caractéristiques, contribuant ainsi à mieux documenter l’évolution des francophones au Mali. Étant associé aux travaux de traitement et d’exploitation des données du tout dernier recensement du Mali (1 au 14 avril 2009), il poursuivra ses travaux sur les langues de façon à mettre à jour les tendances observées dans ce pays.

 

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